L'humour potache de la brasserie de l'Imprimerie ne fait décidément pas l'unanimité. Après avoir été contrainte de cesser la commercialisation de sa bière « John Lemon » suite à une mise en demeure de Yoko Ono, la veuve de John Lennon, la brasserie bretonne est désormais confrontée à un nouveau litige avec une autre icône de la chanson : Mireille Mathieu.
Une bière au nom controversé
La brasserie, implantée à Bannalec dans le Finistère, produit plusieurs bières aux noms humoristiques, dont la « Mireille Mafieux », présentée comme « la brune de contrebande ». Ce jeu de mots n'a pas plu à la chanteuse française, qui a vendu plus de 200 millions d'albums dans le monde. Informée par des proches de l'existence de cette bière, Mireille Mathieu a réagi fermement.
Une mise en demeure sans délai
Début mai, ses avocats ont adressé une lettre au brasseur, Aurélien Picard, lui demandant de cesser immédiatement la production et la vente de la bière « Mireille Mafieux », et de retirer tous les stocks encore disponibles. Maître Christine Aubert-Maguéro, avocate de la chanteuse, a déclaré au Télégramme : « Elle est extrêmement choquée de l'image qui est renvoyée, elle n'a jamais été approchée et elle est complètement opposée à l'utilisation de son image avec ce nom qui la tourne en dérision. » La chanteuse se réserve même la possibilité d'engager des poursuites judiciaires pour le préjudice subi.
Le brasseur tente de désamorcer la polémique
Contacté par 20 Minutes, Aurélien Picard a préféré ne pas trop médiatiser l'affaire. Il a indiqué avoir écrit une lettre manuscrite à Mireille Mathieu pour tenter de désamorcer la polémique et attend désormais une réponse de sa part. En attendant, toute trace de la bière litigieuse a été retirée du site Internet de la brasserie et de certains de ses partenaires.
Précédents judiciaires
Ce n'est pas la première fois que Mireille Mathieu défend son image. En 2019, elle avait fait condamner un photographe pour un montage à caractère sexuel utilisant la pochette de son album « Bonjour Mireille » sorti en 1971. En 2010, un commerçant d'Avignon, ville natale de la star, avait également été condamné pour avoir vendu des tee-shirts la caricaturant.



