Le Grand-Théâtre de Bordeaux accueille le programme « Joy » avec trois créations inédites
Du 22 au 30 avril, le Grand-Théâtre de Bordeaux propose un événement chorégraphique majeur intitulé « Joy ». Ce programme présente trois pièces inédites dans la ville, alliant vocabulaire contemporain et influences néoclassiques. Les œuvres sont signées par des chorégraphes de renom, offrant une diversité artistique remarquable.
Des chorégraphes invités et une création mondiale
Le programme inclut des pièces d'Alexander Ekman et Justin Peck, deux chorégraphes déjà familiers du public bordelais. La grande nouveauté est « L'Amour sorcier », une création mondiale réalisée par le tandem hispano-italien Iratxe Ansa et Igor Bacovich. Cette œuvre revisite le ballet-pantomime composé par Manuel de Falla en 1915, apportant une touche moderne à ce classique.
Éric Quilleré, directeur de la danse à l'Opéra de Bordeaux, a découvert ce couple lors du concours de Jeunes chorégraphes de Biarritz. Il souligne leur « vraie signature, un langage puissant, très ancré dans le sol et capable de mobiliser un large groupe de danseurs ». Pour « L'Amour sorcier », une vingtaine de danseurs sont mobilisés, démontrant l'ampleur de cette production.
Entretien avec Iratxe Ansa sur « L'Amour sorcier »
Iratxe Ansa explique son approche de la chorégraphie : « Le fait de raconter une histoire est quelque chose de naturel pour moi. » Bien qu'elle se considère comme une citoyenne du monde après avoir quitté Saint-Sébastien à 14 ans et travaillé dans des institutions prestigieuses comme l'école John Cranko à Stuttgart ou l'Opéra de Lyon, elle ne peut ignorer l'héritage de Manuel de Falla, le plus grand compositeur espagnol.
Elle ajoute : « Contemporain, classique, Igor et moi, nous aimons jouer avec les styles. Nous sommes versatiles. Nous défendons l'idée de versatilité. » Pour « L'Amour sorcier », le duo a choisi de conserver une trame narrative, ce qui est rare en danse contemporaine, en la présentant comme un conte de fées simple et beau, interprété avec un langage contemporain.
Ansa précise : « Une histoire finalement assez simple, mais belle, que nous racontons avec un langage contemporain. Nous sollicitons beaucoup les corps. » La chorégraphie identifie quatre personnages centraux, mais met l'accent sur le groupe, bénéficiant de l'ouverture d'esprit des danseurs de l'Opéra de Bordeaux.
Concernant la musique, elle note : « C'est juste la musique elle-même qui nous a inspiré certains mouvements. À beaucoup d'égards, elle est très contemporaine. » La version originale incluait une chanteuse de flamenco, mais pour cette création, la voix a été écartée afin de rendre l'œuvre accessible à un public international, évitant un style trop espagnol.
Informations pratiques pour les représentations
Les représentations de « Joy » ont lieu à 20 heures, avec des séances à 15 heures et 20 heures le samedi 25 avril. Les tarifs varient de 10 à 50 euros. Pour plus de renseignements, les spectateurs peuvent consulter le site internet de l'Opéra de Bordeaux. Ce programme promet d'enrichir la scène culturelle bordelaise avec des œuvres innovantes et captivantes.



