Thierry Malandain présente « Midi-Minuit » à Arcachon, célébrant 25 ans de collaboration
Malandain fête 25 ans à Arcachon avec « Midi-Minuit »

Un hommage chorégraphique à Arcachon pour Thierry Malandain

Le chorégraphe Thierry Malandain a présenté avec émotion son spectacle « Midi-Minuit » mardi 10 mars au théâtre Olympia d'Arcachon. Cet événement marque symboliquement vingt-cinq années d'une collaboration fructueuse entre l'artiste et la scène arcachonnaise, avant son futur départ prévu en 2026 de la direction du Malandain Ballet Biarritz.

Une beauté chorégraphique unanimement saluée

S'il fallait résumer en deux mots le travail de Thierry Malandain, ce serait incontestablement « c'est beau ». C'était le ressenti unanime des spectateurs à la sortie de la représentation, témoignant de l'impact esthétique profond de sa création. Avant le lever de rideau, Benoît Dissaux a tenu à rappeler le quart de siècle d'une étroite et fidèle collaboration entre le chorégraphe et le théâtre Olympia, soulignant l'importance de ce partenariat culturel.

Le triptyque « Midi-Minuit » : un voyage musical

Thierry Malandain a ensuite détaillé les trois mouvements de son spectacle. Le premier élément, « Midi Pile, ou le Concerto du soleil », constitue une reprise du tout premier spectacle présenté en 1998 par le Centre Chorégraphique National de Biarritz à la Gare du Midi. Il s'appuie sur la musique envoûtante du « Concerto pour deux pianos et orchestre » de Francis Poulenc, créé en 1932. Les décors, épurés à un écran de lanières métalliques, s'harmonisent parfaitement avec cette partition classique.

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Le dernier mouvement, « Minuit et demi ou le cœur mystérieux », représente à l'opposé la toute dernière création du chorégraphe. Inspiré par la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns, il ne s'agit pas d'une œuvre funeste mais d'une nuit de sabbat rythmée où Satan mène le bal, offrant une chorégraphie dynamique et enlevée.

Le « Boléro » de Ravel : une inclusion sous contrainte

Entre ces deux extrêmes temporels, le spectacle intègre le célèbre « Boléro » de Maurice Ravel. Thierry Malandain a confessé qu'il ne souhaitait initialement pas inclure cette pièce dans son programme, mais a finalement cédé à une demande insistante. Le résultat hypnotise le public, qui se laisse porter avec plaisir par cette musique intemporelle.

Un avenir chargé pour le théâtre Olympia

Après cette représentation mémorable, le théâtre Olympia poursuit sa saison culturelle avec « L'Extraordinaire destinée de Sarah Bernhardt », prévue le mardi 17 mars à 20 h 30. Quant à Thierry Malandain, il prépare sa transition avant de quitter ses fonctions à la tête de la compagnie fin 2026, laissant derrière lui un héritage chorégraphique remarquable.

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