La danse s'invite en résidence dans le Gard pour une saison créative
La résidence en territoire représente une opportunité unique pour les artistes de s'installer dans une région spécifique afin de diffuser leur œuvre auprès d'un public diversifié et élargi. Ce dispositif fait partie intégrante des programmes d'action artistique et culturelle qui incombent aux Centres de développement chorégraphiques nationaux, dont la mission principale consiste à soutenir et promouvoir la création chorégraphique tout en sensibilisant tous les publics à la pratique et à l'appréciation de la danse contemporaine.
Un studio mobile pour une présence artistique décentralisée
La Maison danse se distingue comme le seul CDCN ne possédant pas de lieu fixe « en dur ». Cette particularité organisationnelle se transforme en atout grâce à l'utilisation innovante d'un studio mobile, qui a été installé pour la saison actuelle au prieuré Saint-Pierre à Pont-Saint-Esprit, dans le département du Gard. Cette solution flexible permet à l'institution de rayonner directement au cœur des territoires, en dehors des grands centres urbains traditionnels.
Une programmation riche et diversifiée de chorégraphes en création
La saison de résidences bat son plein avec une succession d'artistes investissant le studio mobile. Après le passage d'Estelle Labes du 16 au 27 mars, c'est Léa Leclerc, chorégraphe originaire du Gard et accompagnée depuis plusieurs années par la Maison danse, qui occupe les lieux jusqu'au 5 avril. Elle y travaille activement sur son troisième solo intitulé Position, une pièce qui puise son inspiration dans la vie singulière de ses parents, tous deux magiciens de profession.
Du 6 au 10 avril, l'espace créatif accueillera François Lamargot et son projet ambitieux Quetzalcóatl. Cette création s'inspire profondément des mythes et légendes fascinantes de l'Amérique latine, promettant une exploration chorégraphique riche en symboles et en récits ancestraux.
Samuel Mathieu prendra ensuite le relais du 11 au 16 avril pour développer son œuvre L'empreinte de l'ange. Ce travail artistique se présente comme une collection de souvenirs échangés et d'histoires passées qui révèlent, avec subtilité et émotion, le chemin parcouru par un corps traversant le temps. La pièce explore notamment la notion complexe de reflet de soi dans le regard bienveillant ou interrogateur de l'autre.
Des projets collaboratifs et des installations monumentales
Parallèlement à ces résidences en studio mobile, Marion Carriau sera en résidence au Vigan du 6 au 17 avril, en collaboration avec Maeva Cunci. Cette implantation sur un autre site du Gard illustre la volonté de la Maison danse de multiplier les points de contact avec les populations locales.
Un projet particulièrement ambitieux, nommé CanopER, a été initié en janvier 2026 et se poursuit activement. Il constitue une invitation ouverte à la rencontre et au partage, visant à transmettre des techniques traditionnelles de tissage et de tressage. L'objectif final et collectif est de créer ensemble une installation monumentale suspendue : une grande canopée à la fois accueillante et protectrice. Cette œuvre participative et impressionnante sera installée en majesté sur le site du festival organisé par la Maison danse, devenant ainsi un point de ralliement et de contemplation pour tous les visiteurs.
La Maison danse, située au 4, place aux Herbes, reste le point de contact central pour toutes informations concernant ces résidences et sa programmation culturelle. Les personnes intéressées peuvent contacter l'équipe au 04 66 22 51 51 pour obtenir des détails complémentaires sur les événements à venir et les modalités de participation.



