Young Sherlock : les jeunes années explosives du célèbre détective sur Prime Video
Difficile de l'imaginer, mais le plus célèbre détective du monde a lui aussi été jeune. Il a même fréquenté les bancs de l'école en culottes courtes. C'est précisément cette période méconnue que l'auteur anglais Andrew Lane avait explorée dans sa saga littéraire Les premières aventures de Sherlock Holmes. Aujourd'hui, ces romans font l'objet d'une adaptation libre et explosive sur Prime Video, disponible depuis le 4 mars.
Un préquel survolté signé Guy Ritchie
Créée par Matthew Parkhill, le maître d'œuvre de Deep State, et produite en partie par le cinéaste Guy Ritchie, cette relecture audacieuse nous plonge dans une enquête trépidante menée par un Sherlock Holmes tout juste sorti de prison. L'insolent vingtenaire y a été envoyé après avoir testé, pour les besoins de la science bien sûr, ses talents de pickpocket. Exaspéré, son grand frère Mycroft lui dégote une place à l'université d'Oxford en tant que valet, histoire de lui donner une bonne leçon.
Le futur locataire du 221 Baker Street n'y rencontre pas encore son fidèle Watson, mais fait la connaissance de celui qui deviendra son pire ennemi : l'étudiant James Moriarty. Leur relation débute pourtant de manière presque fraternelle, devant une équation mathématique et avec une franche poignée de main. Car les deux jeunes hommes partagent le même esprit brillant, la même arrogance et la même fâcheuse tendance à se fourrer dans les ennuis.
Une comédie d'action au style caractéristique
Ces géniaux marginaux se retrouvent rapidement embarqués dans une sombre affaire de vol, puis de meurtre, et enfin de complot international. Leur enquête les mène à croiser la route d'une princesse chinoise, d'éminents professeurs et de machiavéliques conspirateurs, dans une course folle à travers le globe.
Dès les premières minutes, Guy Ritchie impose son style reconnaissable entre tous : montage enlevé, scènes de combats filmées façon arts martiaux, ralentis et retours en arrière pour expliciter les événements ou visiter le palais mental du héros. Cette préquelle assume crânement son côté fun et roublard : les baffes pleuvent, les gags fusent, parfois au détriment de l'intrigue policière. Mais cela ne suffit pas à gâcher le plaisir offert par ce divertissement grand public, qui entre deux déductions et trois bastons, n'oublie pas de porter un regard critique sur le sexisme et le racisme colonial de l'époque victorienne.
Une distribution qui s'amuse
Dernier atout, et non des moindres, de cette série : sa distribution, qui s'amuse franchement et nous amuse donc tout autant. On retiendra notamment Colin Firth, jubilant dans les costumes en tweed du suffisant professeur Bucéphale Hodge, et Donal Finn, remarqué dans La Roue du temps, qui compose un Moriarty drôle, charismatique et ambigu à souhait. Il en volerait presque la vedette à Hero Fiennes Tiffin, l'interprète d'un Sherlock aussi charmant qu'agaçant. Shocking !
Young Sherlock, saison 1 (Prime Video). De Matthew Parkhill, avec Hero Fiennes Tiffin, Dónal Finn, Joseph Fiennes, Colin Firth… 8 épisodes de 50 minutes.
Celeste : un thriller fiscal espagnol truculent sur arte.tv
Sur le papier, rien de moins romanesque qu'une procédure de contrôle fiscal. Et pourtant ! Celeste, la nouvelle pépite espagnole qui débarque sur arte.tv ce samedi 6 mars, parvient à rendre l'enquête d'une inspectrice des impôts aussi goûtue et piquante que les patatas bravas dont raffole cette fonctionnaire dévouée.
Sara Santano, une sexagénaire veuve depuis peu, a dédié sa vie à son travail. Alors qu'elle s'apprête à prendre sa retraite la mort dans l'âme, son supérieur lui demande de boucler un dernier dossier. Pour sortir par la grande porte et repousser l'ennui abyssal qui la menace, elle accepte d'étudier le cas de Celeste, une chanteuse mexicaine fiancée à un Espagnol et soupçonnée de fraude. Reste à prouver que la pop star a résidé plus de 163 jours sur le territoire et ramener ainsi quelque 20 millions d'euros dans les caisses de l'État.
La traque commence pour la sévère inspectrice, obligée de sortir de son isolement social et de nouer une improbable alliance avec un paparazzo. Sa quête, qui vire à l'obsession, l'amène bientôt à remettre en question ses certitudes, son mode de vie et son histoire personnelle.
Toute ressemblance avec des personnages existants ne serait pas fortuite, car Celeste rappelle furieusement les déboires de Shakira avec le fisc espagnol il y a 14 ans. Les scénaristes s'en sont inspirés pour signer cette truculente mini-série en six épisodes, qui réussit avec brio l'improbable hybridation entre une comédie sociale mordante, un thriller prenant et un portrait de femme émouvant.
Sa créativité et sa charge drôlement féroce contre l'impunité fiscale des puissants ont séduit le jury du festival Seriemania, qui l'a couronnée l'an dernier. Quant à Carmen Machi, sa comédienne principale, elle a reçu un prix d'interprétation mérité pour sa remarquable composition d'une héroïne a priori revêche mais finalement très attachante.
Celeste, saison 1 (arte.tv). De Diego San Jose, avec Carmen Machi, Andrea Bayardo… 6 épisodes de 30 minutes.
L'info série de la semaine : le reboot de La Petite Maison dans la prairie arrive en juillet
Plus que quelques mois avant de découvrir le reboot de la cultissime Petite Maison dans la prairie. Netflix vient d'annoncer que Charles, Caroline, Laura et compagnie débarqueront dès le 9 juillet sur sa plateforme, en dévoilant aussi la première image de leur arrivée. Autre bonne nouvelle pour les nostalgiques : la série est d'ores et déjà renouvelée pour une saison 2 !



