« Woman and Child » : Saeed Roustaee plonge dans l'oppression féminine en Iran
Le cinéma iranien continue de captiver avec des récits profonds et engagés, et « Woman and Child » de Saeed Roustaee en est un exemple frappant. Ce drame, en salle à partir du 25 février 2026, nous entraîne dans le destin sombre de Mahnaz, une infirmière élevant seule ses enfants dans un contexte social étouffant.
Un quotidien oppressant pour une héroïne complexe
Mahnaz, interprétée par Parinaz Izadyar, est une femme confrontée à de multiples défis : un veuvage qui la déclasse socialement, un fils aîné rebelle à l'autorité scolaire, et un fiancé dont la trahison ajoute à son fardeau. Sa vie est prise à la gorge par un quotidien oppressant, dans une société iranienne où les droits des femmes semblent plus restreints que jamais. Roustaee, connu pour son film « La Loi de Téhéran », réutilise ici son principe d'étranglement narratif pour cadenasser son héroïne, créant une tension palpable tout au long des 2h11 du film.
Une narration qui défie le manichéisme
Contrairement à ses œuvres précédentes, où l'opposition entre bourreaux et victimes était plus tranchée, Roustaee assume dans « Woman and Child » de brouiller les pistes. Le parcours de Mahnaz est complexe, et son comportement déconcerte souvent le spectateur. Comme une figure tragique, elle devient progressivement l'instrument de sa propre chute, un choix narratif audacieux qui évite le piège du manichéisme. Cependant, certains critiques notent que l'écriture, bien que puissante, manque parfois de la souplesse observée dans les travaux antérieurs du cinéaste.
Avec Sinan Mohebi dans un rôle secondaire, le film bénéficie d'interprétations solides qui renforcent son impact émotionnel. « Woman and Child » s'inscrit dans la lignée des drames sociaux iraniens, offrant une réflexion poignante sur les luttes féminines et les contraintes sociétales. Une œuvre à ne pas manquer pour les amateurs de cinéma engagé et de récits humains profonds.



