Tribune anti-Bolloré : Maxime Saada met le feu au Festival de Cannes
Tribune anti-Bolloré : Saada enflamme Cannes

Une tribune qui divise le monde du cinéma

Ce dimanche, lors de son passage au Festival de Cannes, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a abordé le sujet le plus brûlant du moment : la tribune intitulée « Zapper Bolloré ». Publiée le 12 mai, jour de l'ouverture du festival, cette tribune dénonce la mainmise de Canal+ sur les salles UGC, prévue pour 2028, et exprime des inquiétudes quant à un éventuel « projet civilisationnel, réactionnaire d'extrême droite » de Vincent Bolloré à travers les films financés par la chaîne.

Très agacé, Maxime Saada a déclaré que son groupe ne souhaitait plus travailler avec les signataires de cette tribune, soit environ 600 professionnels du cinéma, parmi lesquels des acteurs renommés comme Juliette Binoche, Vimala Pons, Swann Arlaud ou Jean-Pascal Zadi, ainsi que des producteurs, distributeurs, réalisateurs et scénaristes. Cette prise de position a immédiatement jeté un froid sur la Croisette, pourtant baignée de soleil, et a semé la panique parmi les professionnels présents.

Un grand argentier sous pression

Maxime Saada est une figure clé du financement du cinéma français : environ la moitié des productions tricolores seraient préfinancées chaque année par Canal+. Sa déclaration a donc des conséquences majeures pour l'industrie. Les signataires de la tribune risquent désormais de se voir privés de soutien financier, ce qui pourrait compromettre de nombreux projets en cours ou à venir.

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La tribune « Zapper Bolloré » a été perçue comme un acte de résistance contre l'influence croissante de Vincent Bolloré dans le paysage médiatique et cinématographique français. Les signataires dénoncent une concentration des pouvoirs qui menacerait la diversité et l'indépendance du cinéma. En réaction, Maxime Saada a choisi de frapper fort, en menaçant de couper les ponts avec les contestataires.

Des réactions contrastées

Les déclarations de Maxime Saada ont provoqué des réactions contrastées dans le milieu. Certains professionnels soutiennent la position de Canal+, estimant que la tribune était trop agressive et qu'elle risquait de nuire aux relations de travail. D'autres, au contraire, dénoncent une tentative d'intimidation et une atteinte à la liberté d'expression.

Le Festival de Cannes, qui se tient jusqu'au 24 mai, est traditionnellement un lieu de célébration du cinéma, mais cette année, il est également le théâtre de tensions inédites. Les discussions dans les coulisses sont vives, et beaucoup redoutent une escalade du conflit.

Quel avenir pour le cinéma français ?

Cette affaire met en lumière les fragilités du financement du cinéma français, fortement dépendant de quelques acteurs majeurs comme Canal+. La décision de Maxime Saada pourrait avoir des répercussions à long terme sur la production et la distribution des films. Certains observateurs craignent une polarisation accrue du secteur, avec d'un côté les professionnels alignés sur la ligne de Canal+ et de l'autre ceux qui refusent de se soumettre.

En attendant, l'ambiance sur la Croisette est électrique. Les signataires de la tribune, pour leur part, affirment ne pas regretter leur geste et appellent à une prise de conscience collective sur l'importance de préserver l'indépendance du cinéma. Le Festival de Cannes 2026 restera sans doute dans les mémoires comme l'année où le monde du cinéma s'est déchiré publiquement.

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