Le mouvement de soutien s'amplifie après les déclarations de Maxime Saada, président de Canal+, concernant les professionnels ayant dénoncé l'influence de Vincent Bolloré sur le cinéma français. Le collectif Zapper Bolloré a annoncé lundi 18 mai avoir récolté 651 signatures supplémentaires « en 24 heures en réaction aux propos de Maxime Saada », le président du directoire de Canal+, qui a appelé dimanche son groupe à « ne plus travailler » avec les signataires d'une tribune contre Vincent Bolloré.
Parmi les nouveaux signataires, on compte notamment le cinéaste Robin Campillo, réalisateur de « 120 battements par minute », et l'acteur Nahuel Pérez Biscayart, révélé dans ce même film. Cela porte à plus de 1 200 le nombre de professionnels du cinéma ayant signé la tribune publiée mardi dans Libération pour dénoncer « l'emprise de l'extrême droite » sur le cinéma français, via Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+.
Des craintes confirmées
« Notre tribune en réaction au rachat d'UGC n'a jamais désigné que ce dernier, sans incriminer les équipes de Canal+ », a écrit Zapper Bolloré dans un communiqué. La menace proférée par Maxime Saada « confirme cependant nos craintes », déplore le collectif.
Réactions au Festival de Cannes
Au Festival de Cannes lundi, plusieurs professionnels se sont émus d'une potentielle mise à l'écart de centaines d'acteurs, cinéastes, techniciens pour avoir partagé leur inquiétude face à l'influence de Vincent Bolloré sur le cinéma. Cette situation pourrait avoir des répercussions importantes sur l'industrie cinématographique française, déjà fragilisée par la crise sanitaire.



