« Soumsoum, la nuit des astres » : une fable féministe dans un décor d'une beauté incommensurable
« Soumsoum, la nuit des astres » : fable féministe et beauté

« Soumsoum, la nuit des astres » : une fable féministe dans un décor d'une incommensurable beauté

Le nouveau film de Mahamat-Saleh Haroun, « Soumsoum, la nuit des astres », sort en salles le 22 avril 2026. Ce drame tchadien, d'une durée de 1 heure 41 minutes, met en scène Maïmouna Miawama, Eriq Ebouaney et Achouackh Abakar Souleymane. Réalisé par l'auteur de « Daratt », il explore le destin tumultueux d'une jeune fille marginalisée dans son village.

Une intrigue ancrée dans les traditions tchadiennes

L'histoire suit cette jeune fille, rejetée par les caciques de son village pour ses visions étranges et sa solidarité envers Aya, une résidente malade accusée de sorcellerie. Au-delà de la fable féministe, parfois un peu ronronnante, qui structure le récit, le film se distingue par ses fulgurances esthétiques. Ces éléments redessinent la géographie du village et ses alentours en une constellation de foyers poétiques, comme la maison d'Aya filmée comme une planète isolée.

La beauté du plateau de l'Ennedi comme atout majeur

Le décor joue un rôle central dans cette œuvre. L'incommensurable beauté du site rocheux du plateau de l'Ennedi contribue grandement à la réussite du film. Il confère à « Soumsoum, la nuit des astres » une amplitude fordienne remarquable, densifiant le mysticisme ambiant de l'intrigue, notamment lors d'une ébouriffante dernière partie. Cette esthétique visuelle transforme le paysage en un personnage à part entière, ajoutant une dimension poétique et immersive.

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Une critique nuancée mais élogieuse

Bien que la structure narrative puisse sembler conventionnelle par moments, les performances des acteurs, notamment celle de Maïmouna Miawama, apportent une profondeur émotionnelle. Le film mérite d'être vu pour sa capacité à mêler critique sociale et beauté visuelle, offrant une réflexion sur la marginalisation et la résilience dans un contexte culturel riche. En somme, « Soumsoum, la nuit des astres » est une œuvre qui marie habilement engagement féministe et prouesse cinématographique, faisant de Mahamat-Saleh Haroun un réalisateur à suivre de près.

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