Le nouveau film de Jérémy Comte, Paradise, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2026, met en scène un arnaqueur en proie à une quête de rédemption. Le réalisateur québécois, connu pour son court métrage Fauve (2018), signe ici son premier long métrage, une œuvre qui interroge la frontière ténue entre le bien et le mal.
Un arnaqueur en quête de sens
Le personnage principal, interprété par un acteur dont le nom n'a pas été divulgué dans la source, évolue dans un univers où la tromperie est monnaie courante. Le film suit son parcours alors qu'il tente de se racheter une conduite, sans jamais vraiment savoir si ses motivations sont sincères ou simplement intéressées. Selon la présentation faite par la production, le film explore « la possibilité de se racheter après avoir commis l'irréparable ».
Jérémy Comte, qui a également écrit le scénario, a expliqué que Paradise est né de son intérêt pour les personnages moralement ambigus. « J'ai toujours été fasciné par ceux qui naviguent entre les lignes, ceux qui ne sont ni tout à fait bons ni tout à fait mauvais », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au magazine Cinéma Québec. Cette fascination se traduit à l'écran par une mise en scène sobre, centrée sur les expressions du visage et les silences.
Une mise en scène au service de l'ambiguïté
La caméra de Comte, fidèle à son style, privilégie les plans rapprochés et les atmosphères oppressantes. Le film, tourné en décors naturels, utilise la lumière naturelle pour renforcer le sentiment d'incertitude qui imprègne chaque scène. Les critiques qui ont pu voir le film en avant-première soulignent la performance de l'acteur principal, qui parvient à rendre son personnage à la fois antipathique et touchant.
Le récit se déroule dans une ville portuaire, dont le nom n'est pas précisé, où les activités illégales côtoient les commerces légitimes. Cette ambiance de non-droit sert de toile de fond à la transformation du protagoniste. Selon les notes de production, le tournage a duré 45 jours et a mobilisé une équipe de 80 personnes.
Un premier long métrage très attendu
Après le succès de Fauve, qui avait été nommé aux Oscars, les attentes étaient élevées pour ce premier long métrage. Paradise a été coproduit par des sociétés canadiennes et françaises, et sa distribution internationale est assurée par un grand groupe. Le film sortira en salles en France le 14 octobre 2026, selon l'article de Libération.
Le film a été présenté à la presse lors d'une projection spéciale, et les premières réactions sont positives. Le journaliste de Libération, qui a assisté à la projection, note que le film « tient toutes ses promesses » et que Comte « confirme son talent pour raconter des histoires complexes avec une économie de moyens ». Le film est également attendu dans plusieurs festivals internationaux avant sa sortie en salles.
Une réflexion sur la rédemption
Au-delà de l'intrigue, Paradise pose des questions universelles : peut-on vraiment changer ? Les actes passés définissent-ils à jamais une personne ? Le film ne donne pas de réponses faciles, laissant le spectateur avec une impression durable. Comte explique : « Je voulais que le public parte avec ses propres questions, plutôt qu'avec des certitudes. »
Le film est porté par une bande originale signée par un compositeur canadien, dont le nom n'est pas mentionné dans la source, qui mêle des sons électroniques et des cordes. Cette musique contribue à créer une tension constante, sans jamais tomber dans le mélodrame. La photographie, signée par un chef opérateur québécois, utilise des teintes froides qui renforcent l'isolement du personnage.
En définitive, Paradise s'annonce comme l'un des films marquants de cette année cinématographique. Le réalisateur, qui a su imposer son style dès son premier long métrage, confirme que le cinéma québécois a encore de beaux jours devant lui. Le film sortira dans les salles françaises le 14 octobre 2026, et il est fort probable qu'il fasse parler de lui lors de la prochaine saison des prix.



