Oscars 2026 : l'échec retentissant de Timothée Chalamet et Marty Supreme
Oscars 2026 : l'échec de Timothée Chalamet et Marty Supreme

Oscars 2026 : la déroute de Marty Supreme et Timothée Chalamet

La 98e cérémonie des Oscars, qui s'est tenue dimanche soir au Dolby Theatre de Los Angeles, restera marquée par un échec retentissant. Alors que des films comme Une bataille après l'autre et Sinners ont remporté plusieurs statuettes, le grand perdant de la soirée est incontestablement Marty Supreme, le film de Josh Safdie porté par Timothée Chalamet. Neuf nominations, zéro récompense : un camouflet pour l'acteur-producteur de 30 ans qui avait orchestré la campagne de promotion la plus spectaculaire de l'histoire récente des Oscars.

Une campagne marketing devenue contre-productive

Timothée Chalamet, coproducteur et tête d'affiche de Marty Supreme, avait mis en œuvre une stratégie promotionnelle d'une ampleur inédite. Dès novembre 2025, une vidéo présentée comme une fuite montrait l'acteur proposant des idées délirantes pour promouvoir le film :

  • Peindre la Tour Eiffel en orange, couleur de la balle de ping-pong du film
  • Apposer son visage sur des boîtes de céréales
  • Faire voler un dirigeable orange au-dessus de Hollywood

Ces idées, en réalité conçues par Chalamet lui-même selon le site Showbiz 411, ont été partiellement mises en œuvre. Un dirigeable Marty Supreme a survolé Los Angeles, l'acteur a grimpé sur le toit de la Sphère de Las Vegas, et une collection de vêtements orange a été lancée, offerte à des célébrités comme Tom Brady ou Ousmane Dembélé.

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La Martymania tourne au vinaigre

Initialement, cette campagne a semblé porter ses fruits. Marty Supreme est devenu le film le plus rentable de l'histoire du studio A24, et Timothée Chalamet a remporté le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie en janvier 2026. Mais rapidement, les signes de saturation sont apparus. La confusion entre l'acteur et son personnage, Marty Mauser - un joueur de ping-pong ambitieux et arrogant - a commencé à poser problème.

L'omniprésence de Kylie Jenner, compagne de l'acteur, dans le récit médiatique entourant le film a également suscité des interrogations. L'Académie des Oscars, composée de professionnels du cinéma attachés au mérite artistique, aurait-elle tiqué face à l'intrusion du monde des Kardashian dans sa cérémonie ?

Les premiers revers et la gaffe fatale

Les déconvenues ont commencé avec les BAFTA le 22 février, où Timothée Chalamet a été battu par Robert Aramayo (I Swear) au titre de meilleur acteur, et Marty Supreme est reparti bredouille malgré 11 nominations. Le 1er mars, aux Actor Awards, c'est Michael B. Jordan qui a été sacré pour Sinners, devenant le nouveau favori des bookmakers.

Mais c'est le 24 février que l'acteur a commis ce qui est perçu comme une gaffe fatale. Lors d'une table ronde CNN/Variety, Timothée Chalamet a déclaré : « Je ne veux pas travailler dans le ballet ou l'opéra, des trucs où c'est genre : “Hé, gardons ça en vie, même si personne ne s'en soucie plus.“ Tout le respect aux gens du ballet et de l'opéra… J'ai juste perdu 14 cents d'audience. »

Ces propos, qui n'ont explosé sur les réseaux sociaux que le 5 mars, ont suscité une tempête chez les professionnels offensés. Steven Spielberg, la danseuse étoile Misty Copeland et le ténor Andrea Bocelli ont tous réagi, contribuant à forger l'image d'un Chalamet de plus en plus perçu comme un boulet pour son propre film.

Le syndrome Leonardo DiCaprio ?

Certains observateurs comparent désormais le parcours de Timothée Chalamet à celui de Leonardo DiCaprio, qui a dû attendre 2016 et The Revenant pour remporter son premier Oscar, près de vingt ans après sa révélation dans Titanic. D'autres estiment cependant que la situation est différente : contrairement à DiCaprio, Chalamet serait le premier artisan de son échec.

Le maître de cérémonie des Oscars 2026, Conan O'Brien, n'a pas manqué de faire allusion à la polémique lors de son monologue d'ouverture, lançant à l'acteur tout de blanc vêtu : « La sécurité est extrêmement renforcée ce soir. On m'a signalé des risques d'attaques de la part des communautés de l'opéra et du ballet. »

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Une leçon pour l'avenir

Selon le site Showbiz 411, qui a publié un article cinglant intitulé « Comment perdre un Oscar en dix jours », Timothée Chalamet a passé quatre mois à incarner Marty Mauser hors caméra au point que les votants de l'Académie n'ont plus su distinguer l'acteur du rôle. Bien que les votes aient officiellement fermé avant que la polémique des propos sur l'opéra n'explose, cette dernière a certainement joué un rôle dans la perception négative entourant le film.

Reste désormais à savoir si Marty Supreme, un film pourtant salué par la critique et plébiscité par le public à sa sortie, pourra se relever de cet échec aux Oscars. L'histoire du cinéma regorge de films initialement boudés par les académies qui ont finalement trouvé leur place dans le panthéon du 7e art. Mais pour Timothée Chalamet, la route vers la statuette dorée semble désormais plus longue que prévu.