Le film "On l'appelait Robin des Bois", réalisé par Michael Sarnoski et sorti en 2026, fait l'objet d'une critique acerbe de Fabrice Andrivon dans Midi Libre. Selon le journaliste, cette nouvelle adaptation de la légende médiévale tente de démythifier le célèbre hors-la-loi, mais échoue à captiver le spectateur.
Un héros repensé dans la violence du Moyen Âge
Andrivon souligne que le Robin des Bois interprété par Hugh Jackman n'a plus rien à voir avec les versions antérieures, qu'il s'agisse des collants verts d'Errol Flynn ou des facéties du renard Disney. Le personnage est désormais hanté par sa propre violence, tourmenté par des questions morales qui résonnent avec notre époque. Le réalisateur plonge le héros dans une violence crue et sale, le chargeant de doutes existentiels. Cette approche, selon le critique, réussit à démythifier un personnage qui en avait besoin.
Un excès de sérieux et d'absence d'humour
Cependant, le critique déplore les clins d'œil appuyés de Sarnoski et la performance appliquée de Jackman, qui verse dans le dolorisme shakespearien. L'habillage visuel gris métallique et pompeux, l'absence totale d'humour et les atermoiements moraux du héros rendent le film plus risible que puissant. Andrivon note que le début, trop gore, cède la place à une narration figée et ennuyeuse. Le film devient pompeux, long et bavard, malgré la force visuelle de certains plans tournés en Irlande, avec sa boue, sa pluie et son froid. Ces images sont gâchées par des dialogues interminables et superflus.
Un héros détestable
En cherchant à déboulonner la statue de Robin des Bois, le film finit par rendre son protagoniste détestable. Andrivon estime qu'il est difficile d'adhérer à une œuvre qui méprise son propre personnage. Il qualifie "On l'appelait Robin des Bois" d'exercice de style, visuellement surprenant, mais creux et vain. Le film, projeté cette semaine à Marvejols et Langogne, laisse une impression d'ennui et de vide, selon le critique de Midi Libre.



