« Omar la fraise » : cavale algérienne pour deux caïds parisiens
« Omar la fraise » : cavale algérienne pour deux caïds

Ce n'est pas « le Clan des Siciliens » mais celui des Algériens. Des bandits à l'ancienne, qu'on dirait sortis d'un vieux polar d'Auguste Le Breton. Omar (Reda Kateb), dit Omar la Fraise (surnom dont le sens n'est livré qu'à la fin), et son acolyte Roger (Benoît Magimel), aussi massif et marmoréen que Jean Gabin, ont dû fuir la France précipitamment. Trop de magouilles, d'ennuis, de cocaïne et les mains bagousées trop sales.

Un exil mouvementé à Alger

Ils débarquent à Alger, où ils comptent bien, tout en feignant d'avoir raccroché les gants et de travailler honnêtement, exporter leur voyouterie et leur violence jusque dans les boîtes de nuit. Avec l'aide de gamins des rues affublés d'armes blanches, dont la devise est « Celui qui veut du poisson doit se mouiller les fesses ».

Portrait d'une amitié virile

Portrait d'une amitié virile à la vie à la mort, « Omar la Fraise », présenté en Séance de Minuit au Festival de Cannes 2023, est aussi celui, inédit, surprenant, d'une certaine Algérie moderne, où tout est permis. Même le pire.

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Jeudi 21 mai à 21h10 sur France 4. Film de cavale français d'Élias Belkeddar (2023). Avec Reda Kateb, Benoît Magimel, Meriem Amiar. 1h40. (Disponible à la demande sur France.tv).

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