Le Festival de Cannes 2026 a dévoilé en compétition officielle un film choc : Moulin, long-métrage qui plonge le spectateur au plus près du supplice d'un héros de la Résistance. Réalisé par un cinéaste dont le nom n'a pas encore filtré, cette œuvre se distingue par son réalisme cru et sa volonté de ne rien éluder de la violence subie par les résistants.
Une plongée immersive dans l'horreur
Le film suit le parcours d'un combattant de l'ombre, arrêté par la Gestapo et torturé dans les caves d'un immeuble parisien. La caméra, souvent fixe, capte chaque détail : les gouttes de sueur, les cris étouffés, le grincement des instruments. Le réalisateur a choisi de montrer la torture sans fard, pour rendre hommage à celles et ceux qui ont souffert pour la liberté.
Un jeu d'acteur saisissant
L'acteur principal, dont la performance est saluée par la critique, livre une prestation physique et émotionnelle d'une intensité rare. Son corps devient le lieu du combat, entre résistance et abandon. Les scènes de torture sont entrecoupées de flash-back sur sa vie d'avant, créant un contraste déchirant.
- La reconstitution historique est minutieuse, des uniformes aux instruments de torture.
- Le son joue un rôle clé : bruits métalliques, chuchotements, silences pesants.
- Le film ne tombe jamais dans le voyeurisme, mais cherche à faire ressentir l'indicible.
Une réception partagée
À l'issue de la projection, les réactions sont vives. Certains critiques parlent d'un chef-d'œuvre nécessaire, d'autres s'interrogent sur la nécessité de montrer tant de violence. Le réalisateur défend son parti pris : « Il faut regarder l'horreur en face pour ne jamais oublier. »
Le film s'inscrit dans une tradition du cinéma français qui interroge la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, après des œuvres comme La Rafle ou Les Misérables. Mais Moulin va plus loin dans l'exploration de la douleur.
Un enjeu mémoriel
Au-delà de l'aspect cinématographique, le film ravive le débat sur la transmission de la mémoire. Pour les jeunes générations, ces images peuvent être un choc nécessaire. Le film est accompagné d'un dispositif pédagogique destiné aux lycéens.
La Palme d'or pourrait bien revenir à ce film qui bouscule et interroge. En attendant, Moulin s'impose déjà comme l'un des événements de ce festival 2026.



