Michaël Youn se confie sur Flashback, la nostalgie des années 90 et son regard sur la société
Michaël Youn : Flashback, nostalgie des années 90 et société

Michaël Youn se livre sur Flashback et son rapport au temps

Dans un entretien exclusif, Michaël Youn, comédien et acteur, se confie sans retenue à l'occasion du retour de la saison 2 de Flashback, diffusée à partir du 9 février sur TF1. La série, qui a réuni plus de 5 millions de téléspectateurs lors de sa première saison, plonge les audiences dans les années 90 avec un mélange de nostalgie et de critique sociale.

Le succès de Flashback et sa nouvelle intrigue

Michaël Youn analyse le succès de Flashback comme une alchimie inexplicable, combinant comédie, fantastique, polar et éléments familiaux. « On revit une époque avec un œil à la fois nostalgique et critique », explique-t-il. La saison 2 voit Elsa, jouée par Constance Gray, tenter un nouveau voyage dans le temps pour sauver un proche, explorant ainsi l'évolution des mœurs et de la société depuis trente ans.

L'acteur souligne les progrès réalisés, notamment en matière de représentation des femmes, des personnes racisées et de la communauté LGBT, tout en reconnaissant que « les choses avancent quand même, heureusement ». Il ajoute que la série permet de regarder ces changements avec humour et de réaliser qu'il reste beaucoup à accomplir.

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Inspirations et années 90 personnelles

Pour incarner son personnage, Josselin Letellier, Michaël Youn s'est inspiré de figures comme Belmondo et Depardieu, créant un héros viriliste et jubilatoire. Il révèle que sa propre famille, d'origines italienne et juive nord-africaine, lui a inculqué une discrétion certaine, contrastant avec le caractère de son rôle.

Évoquant ses années 90, il les décrit avec tendresse comme une période de premières expériences : études, drague, fêtes et débuts professionnels. « C'est le moment où j'ai commencé à m'assumer en tant qu'adulte », confie-t-il, regrettant toutefois l'innocence perdue face à la complexité actuelle du monde, amplifiée par les réseaux sociaux.

Parmi ses madeleines de Proust, il cite des émissions comme Champs-Élysées et Sacrée soirée, ainsi que des objets emblématiques comme le Minitel, sur lequel il a découvert l'érotisme pixelisé, un souvenir qui le fait sourire face aux avancées technologiques.

Voyage dans le temps et projections futures

Interrogé sur un éventuel voyage temporel, Michaël Youn exprime une curiosité pour la fin des années 60 et le début des années 70, principalement pour des raisons musicales, évoquant des artistes comme Jimi Hendrix ou Queen. Cependant, il affirme être content de vivre dans son époque, malgré une surconnexion qu'il critique parfois.

« J'aimerais pouvoir me projeter dans 100 ans et voir ce que le monde va devenir », déclare-t-il, soulignant sa curiosité pour l'avenir et les défis à venir, tout en s'interrogeant sur la pérennité de l'humanité.

Concurrence et hommages dans la fiction

Face à d'autres séries comme Police Flash 80, qu'il trouve inspirée de Flashback, Michaël Youn réagit avec amusement, voyant cela comme un compliment plutôt qu'une concurrence déloyale. Il rend hommage à Retour vers le futur, qu'il considère comme la référence absolue du genre, ayant fixé les règles du voyage temporel dans la pop culture.

Face-à-face générationnel et expériences personnelles

La série met en lumière un choc générationnel entre un père et sa fille, thème qui résonne avec la propre expérience de Michaël Youn. Il admet avoir eu une crise d'adolescence prolongée jusqu'à 35 ans, et découvre maintenant les défis de la parentalité avec ses enfants, cherchant un équilibre entre rébellion et réalité.

Il partage aussi une anecdote surprenante : le tournage de Flashback a été victime de cambriolages, mêlant réalité et fiction de manière inattendue, bien que moins amusante la seconde fois.

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Engagements et projets futurs

Michaël Youn évoque ses engagements, notamment en Occitanie avec le Festival Pelliculive et l'Amnésia, où il incarne Fatal Bazooka, ainsi que son implication dans les Enfoirés au service des Restos du cœur. Il défend fermement ces actions face aux critiques, rappelant que « quand il n'y aura plus trois millions de personnes qui ont faim en France, on arrêtera peut-être ».

Enfin, il confirme qu'une saison 3 de Flashback est en préparation, TF1 ayant exprimé son intérêt, ouvrant la porte à de nouvelles aventures temporelles.