Ce qui intrigue toujours chez Guillaume Nicloux, c'est sa capacité à ne jamais se répéter et à explorer un nouveau genre à chaque fiction. Avec des réussites indéniables – Valley of Love (2015), les Confins du monde (2018) – et quelques propositions moins convaincantes comme son adaptation de la Religieuse (2013) ou la Petite (2023). Mi amor, thriller torve dont on peine à deviner la motivation, fait partie de cette seconde catégorie.
Un scénario prévisible
À la recherche de son amie disparue aux Canaries, une DJ réputée plonge dans un univers de trafics sanglants. Malheureusement, l'intrigue peine à captiver, écrasée par une musique tonitruante et une complaisance gore qui dessert le récit.
La performance de Benoît Magimel
La présence magnétique de Benoît Magimel ne suffit pas à sauver ce polar à l'effarant premier degré. L'acteur livre une prestation intense, mais elle est noyée dans un ensemble déséquilibré.
En salle le 6 mai, Mi amor déçoit par son manque de subtilité et son traitement trop appuyé de la violence. Une déception pour les amateurs du genre.



