Maxime Saada, le patron de Canal+ qui défie les signataires anti-Bolloré
Maxime Saada, le patron de Canal+ qui défie ses détracteurs

Une déclaration choc en pleine Croisette

Le Festival de Cannes 2026 a été secoué par une déclaration explosive de Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+. Lors du traditionnel « brunch des producteurs » le dimanche 17 mai, ce dirigeant de 55 ans s'est emporté contre les signataires d'une tribune appelant à « zapper Bolloré », publiée quelques jours plus tôt. « Je n'ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de cryptofasciste ! » a-t-il lancé, provoquant une onde de choc parmi les professionnels du cinéma présents.

Une menace qui pèse sur l'emploi

La colère de Maxime Saada ne s'est pas arrêtée à une simple sortie verbale. Selon plusieurs témoins, il a explicitement menacé de ne plus collaborer avec les 600 signataires de la tribune, mettant en jeu l'emploi de nombreux techniciens, réalisateurs et producteurs. Cette prise de position intervient dans un contexte tendu pour le groupe Canal+, dont l'actionnaire principal, Vincent Bolloré, est régulièrement critiqué pour ses orientations politiques et médiatiques.

Portrait d'un dirigeant sous pression

Maxime Saada, à la tête de Canal+ depuis plusieurs années, est un homme d'influence dans le paysage audiovisuel français. Sous sa direction, la chaîne cryptée a renforcé sa présence dans le cinéma, mais aussi dans l'information avec CNews. Cependant, cette proximité avec Vincent Bolloré lui vaut des inimitiés croissantes dans le milieu du cinéma, traditionnellement ancré à gauche. La tribune, signée par des figures comme les réalisateurs Jacques Audiard ou Céline Sciamma, dénonce une « dérive autoritaire » et un « contrôle de l'information » par le groupe Bolloré.

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Une réaction qui divise

Les réactions à cette sortie ne se sont pas fait attendre. Certains producteurs, sous couvert d'anonymat, ont exprimé leur inquiétude face à une possible mise à l'écart professionnelle. D'autres, au contraire, saluent la franchise de Saada, estimant que le débat doit avoir lieu. « C'est une déclaration brutale, mais elle a le mérite de clarifier les positions », confie un agent artistique présent lors du brunch. Pour l'instant, le groupe Canal+ n'a pas officiellement confirmé de mesures concrètes, mais l'ambiance sur la Croisette reste électrique.

Un festival sous haute tension

Ce n'est pas la première fois que le Festival de Cannes devient le théâtre de tensions politiques et économiques. Mais l'intervention directe d'un dirigeant de cette envergure est rare. Alors que le festival se poursuit jusqu'au 28 mai, les regards sont tournés vers les prochaines annonces de Canal+, notamment concernant ses investissements dans le cinéma français. Maxime Saada, lui, continue de défendre sa vision : une industrie où le respect mutuel doit primer, mais où les critiques ne restent pas sans réponse.

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