« Mauvaise Pioche » : Gérard Jugnot semble avoir perdu sa veine comique
La nouvelle comédie « Mauvaise Pioche », réalisée et interprétée par Gérard Jugnot, avec Thierry Lhermitte, Philippe Lacheau et Zabou Breitman, sort en salles ce 1ᵉʳ avril 2026. D'une durée de 1h32, ce film peine à convaincre, selon la critique de Nicolas Schaller, qui lui attribue une note d'une étoile sur cinq.
Une inspiration tirée de l'actualité
Le film s'inspire de l'affaire Guy Joao, ce retraité soupçonné en 2023 d'être le meurtrier Xavier Dupont de Ligonnès. On partage volontiers l'aversion pour les chaînes d'info, les réseaux asociaux et autres fabriques à fake news, sans égard pour les faux coupables dont elles saccagent la vie, qui a motivé Jugnot. Cependant, cette indignation, bien que pertinente par éclairs, ne suffit pas à sauver une comédie poussive.
Des éclairs satiriques dans un horizon télévisuel
Le film bénéficie de moments forts, comme la satire des faux spécialistes de journaux télévisés ou les scènes en prison, où le vivre-ensemble conserve un sens. Une louable autodérision sur les vieux boomers de sa génération ajoute aussi une touche d'humour. Malgré cela, Gérard Jugnot accuse son âge et court en vain après sa veine comique, englué dans un horizon terriblement télévisuel.
Un autoportrait involontaire
Son énième personnage de Français moyen acculé et dépassé par l'époque n'a jamais autant ressemblé à un autoportrait. Le film, bien qu'animé par de bonnes intentions, manque de rythme et d'originalité, laissant le spectateur sur sa faim. Les performances des acteurs, dont Thierry Lhermitte et Philippe Lacheau, ne parviennent pas à relever l'ensemble.
En résumé, « Mauvaise Pioche » est une comédie qui rate sa cible, malgré quelques éclairs satiriques. Gérard Jugnot semble avoir perdu sa touche comique, et le film souffre d'un manque d'énergie et d'innovation, le confinant à un univers trop familier et peu surprenant.



