L'Été 36 : une série policière féminine sur TF1 dès le 18 mai
L'Été 36 : série policière féminine sur TF1 le 18 mai

La série « L'Été 36 » débarque sur TF1 à partir du lundi 18 mai 2026. Cette intrigue à la Agatha Christie se déroule pendant le Front populaire et met en scène un quatuor féminin : Constance Gay, Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy et Julie de Bona.

Un nouveau chapitre historique féminin

Après « Le Bazar de la charité » et « Les Combattantes », TF1 continue d’explorer les destins de femmes au cœur des grands moments de l’histoire. « L’Été 36 », comme son titre l’indique, se déroule pendant les premiers congés payés instaurés par le gouvernement de Léon Blum. Cette série est portée par des valeurs sûres de la chaîne : Julie de Bona (« Érica »), Nolwenn Leroy (« Brocéliande »), Sofia Essaïdi (« Les Combattantes ») et Constance Gay (« Flashback »). Les comédiennes parlent de leurs personnages, très différents, qui se côtoient à l’occasion d’un meurtre dans un hôtel chic de Nice.

Julie de Bona : un sentiment nouveau

Dans « Le Bazar de la Charité », Julie de Bona était brûlée de la tête aux pieds ; dans « Les Combattantes », elle se dissimulait sous un voile et un habit de mère supérieure. Elle raconte : « J’avais envie d’être bien habillée. Je souhaitais un rôle qui allait me surprendre et me faire sortir de ma zone de confort. Blanche Ackerman est une femme jalouse de sa grande sœur. Je n’avais jamais vraiment exploré ce sentiment dans mes précédents rôles. La jalousie fait partie intégrante de son être, de manière organique. Elle trouve son origine dans l’attitude de son père qui ne lui a pas accordé assez d’attention et s’est entièrement consacré à sa grande sœur, Eugénie. Ce vide affectif a créé chez elle un manque d’estime de soi et un besoin constant de se sentir aimée. C’est une vraie blessure, une faille narcissique. »

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Sofia Essaïdi : dualité et complexité

Les motivations de Sofia Essaïdi sont différentes, même si elles rejoignent en partie celles de sa collègue Julie. « Eugénie Berthier est un personnage complexe », explique-t-elle. « Femme autonome et courageuse, en avance sur son temps, elle a quitté par conviction, valeurs et amour un monde qui ne lui convenait pas. Se détourner de sa famille bourgeoise pour suivre l’homme que l’on aime dans le milieu ouvrier à cette époque implique une vraie force de caractère. Eugénie s’est par ailleurs lancée avec vigueur dans la lutte syndicale. Deux facettes de son identité cohabitent : les fonctionnements acquis au cours de ses vingt premières années dans la haute bourgeoisie française et les vingt suivantes dans l’exact opposé, à savoir le monde ouvrier. Cette dualité reste assez inconsciente chez elle et c’est cela que j’avais envie d’aller explorer. Cela devait également transparaître dans ses choix de vêtement. »

Nolwenn Leroy : tout en sensibilité

Les choix de Nolwenn Leroy ont toujours été portés par la sensibilité émanant de ses personnages. « L’idée d’interpréter une héroïne romanesque, dans une autre époque, me plaisait beaucoup. Gouvernante en chef à l’hôtel Riviera, Giulia Vincent fait preuve d’une grande rigueur. C’est aussi une femme droite et forte qui élève seule sa fille de 13 ans. Elle croit en la méritocratie et sait qu’il faut avoir une bonne éducation pour s’assurer un avenir convenable. Giulia ne se laisse donc pas distraire et est prête à tous les sacrifices pour pouvoir payer le pensionnat prestigieux de sa fille, jusqu’à s’adonner aux jeux d’argent. J’ai beaucoup de tendresse pour ce personnage car toutes ses décisions sont motivées par l’amour pour sa fille. »

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Constance Gay : espiègle et joyeuse

Quant à Constance Gay, ses personnages sont des bombes en puissance comme dans « Face à face » ou « Flashback ». Mais elle souhaitait du changement : « À l’origine, je ne voulais pas refaire un rôle de flic, mais je suis vraiment tombée amoureuse du personnage de Léonie. Elle est pleine de joie, espiègle, elle a un côté enfantin, a soif de vie et d’aventure. Après avoir réussi un concours ouvert pour la première fois aux femmes, elle travaille comme auxiliaire de police au commissariat de Nice. Perspicace, déterminée, elle apporte un point de vue différent et des méthodes nouvelles. Raven, son commissaire, est totalement dérouté par son attitude. Et Léonie est avant tout une femme libre. Elle ne se soucie pas de ce que les autres disent ou peuvent penser d’elle. Elle n’a aucun problème à sortir avec un homme noir, ce qui était pourtant très mal accepté à l’époque. Entrer dans la peau de cette femme foncièrement libre avait un côté assez jouissif. »

Notre avis

On ne s’attendait pas du tout à ce genre d’histoire, un Cluedo ludique et fort en sensations. Le titre laissait poindre la confrontation entre deux univers, la bourgeoisie et le monde ouvrier. Donner les rôles principaux à ces quatre femmes si différentes, comme les héroïnes qu’elles incarnent, est une excellente idée. C’est efficace, élégant, du beau spectacle. Mention spéciale pour l’espiègle Constance Gay, totalement investie dans sa mission et pour les robustes seconds rôles. Sur TF1, six épisodes dont deux chaque lundi à 21 h 10 à partir du 18 mai. Également en replay sur www.tf1.fr.