« Les Goûteuses d’Hitler », le nouveau drame historique de Silvio Soldini, sort en salle le 20 mai. Avec Elisa Schlott et Max Riemelt, ce film italo-belge de 2h03 plonge au cœur de la paranoïa du Führer. L’histoire suit Rosa, une jeune femme engagée avec d’autres pour tester les plats destinés à Hitler, afin d’éviter tout empoisonnement. Elle vit de l’intérieur la méfiance maladive du dictateur et la folie du IIIe Reich.
Un huis clos qui peine à captiver
Le film se déroule en huis clos, un choix de mise en scène qui aurait pu renforcer la tension dramatique. Malheureusement, la tension provient davantage de l’histoire elle-même que de la réalisation. Silvio Soldini opte pour une approche très illustrative, qui manque de subtilité et ne parvient pas à immerger le spectateur dans l’angoisse ambiante. Les plans sont souvent trop explicites, laissant peu de place à l’interprétation.
Des acteurs convaincants mais sous-exploités
Elisa Schlott incarne Rosa avec justesse, mais son personnage reste trop en retrait pour vraiment émouvoir. Max Riemelt, dans le rôle d’un officier SS, apporte une présence inquiétante, mais ses scènes sont trop rares. L’ensemble manque de relief, et les interactions entre les personnages peinent à créer une véritable empathie.
En somme, « Les Goûteuses d’Hitler » est un film historiquement intéressant mais cinématographiquement décevant. La paranoïa du Führer est bien retranscrite, mais la mise en images plate et illustrative ne parvient pas à hisser ce huis clos au niveau des grands drames historiques. Une occasion manquée.



