La scène d'ouverture de « L'Enfant bélier » plante d'emblée une atmosphère glaciale et oppressante. Par une nuit froide, les destins basculent. Un couple de jeunes Syriens et leur petite fille tentent de rejoindre l'Angleterre depuis la Belgique, tandis que Redouane, un policier vétéran de vingt ans, fait partie de la brigade chargée d'intercepter le camion des passeurs. La tragédie, inéluctable, est annoncée dès les premières minutes.
Un drame inspiré de faits réels
Ce film de Marta Bergman, autrice de « Seule à mon mariage » (2019), s'inspire d'une histoire vraie qui a suscité de nombreux débats contradictoires. La réalisatrice mène les deux récits – la fuite des migrants et la poursuite policière – en parallèle, avant de les faire se percuter dans une conclusion amère et poignante.
Une mise en scène acérée et étouffante
La mise en scène, acérée et étouffante, sert parfaitement ce récit tendu. Le spectateur est pris dans un engrenage implacable, où chaque minute compte. La distribution, incarnée et subtile, porte le film avec force. On retrouve notamment le toujours intense et bouleversant Salim Kechiouche, aux côtés de Zbeida Belhajamor et Abdal Razal Alsweha.
Une critique en demi-teinte
Si le film séduit par sa rigueur et son émotion, certains pourront trouver la narration trop linéaire. Néanmoins, « L'Enfant bélier » reste un drame nécessaire, qui interroge sur la condition des migrants et le poids des choix individuels face à un système implacable. À voir pour son interprétation et sa force dramatique.
Fiche technique :
- Genre : Drame
- Réalisation : Marta Bergman
- Acteurs : Salim Kechiouche, Zbeida Belhajamor, Abdal Razal Alsweha
- Pays : Belgique
- Durée : 1h34
- Date de sortie : 29 avril 2026
- Note : ★★★☆☆



