Le mystère du Masque de Fer s’apprête à être revisité d’une manière totalement inédite. La série documentaire « Le Masque de Fer », diffusée à partir de février 2026 sur Planète Plus, marque un tournant dans l’histoire du genre : toutes ses reconstitutions historiques, soit 110 minutes, sont générées par intelligence artificielle. Une première mondiale qui interroge autant qu’elle fascine.
Une production révolutionnaire de 4 épisodes
Composée de quatre épisodes de 30 minutes, la série explore l’énigme de ce prisonnier mystérieux qui a croupi 34 ans dans les geôles royales, sans que son identité ne soit jamais formellement établie. Grâce à l’IA, l’équipe de production a pu créer des décors, des costumes et des scènes d’une richesse visuelle qu’un budget classique n’aurait jamais permis de financer. « L’IA, c’est un peu comme un instrument de musique, explique Enora Contant, directrice des documentaires chez Ah Production. Une fois que vous maîtrisez l’instrument, vous commencez à interpréter. »
Un défi technique et éthique
Le recours à l’intelligence artificielle n’a pas été simple. L’équipe a dû relever le défi de la continuité entre les plans et de la cohérence historique, tout en évitant les aberrations visuelles. Des historiens ont supervisé chaque détail pour garantir la fiabilité du contenu. Par ailleurs, une charte éthique stricte a été établie, et des comédiens ont été conservés pour les voix, comme Pierre-Alain de Garrigue qui prête sa voix à Louis XIV. « L’objectif est d’offrir la force de la fiction pour raconter l’histoire », précise Enora Contant.
Un accueil contrasté selon les générations
Cette approche divise. Le public traditionnel des documentaires scrute les erreurs potentielles, tandis que les plus jeunes y adhèrent naturellement. « Ma fille de 13 ans a adoré, témoigne la productrice. J’ai réussi à la tenir devant un documentaire d’histoire pendant 2 heures. » Un signe que l’IA pourrait bien renouveler l’attrait pour les récits historiques, en les rendant plus accessibles et visuellement spectaculaires.
Avec « Le Masque de Fer », Planète Plus et Ah Production ouvrent la voie à une nouvelle ère du documentaire, où l’intelligence artificielle devient un outil créatif à part entière, au service de la mémoire et de la connaissance.



