L'Art du crime revient sur France 2 avec Cézanne et David au cœur des intrigues
L'Art du crime : retour sur France 2 avec Cézanne et David

L'Art du crime revient avec deux nouvelles enquêtes artistiques sur France 2

La série policière à succès L'Art du crime effectue son grand retour ce lundi puis le 2 mars à 21h10 sur France 2. Ces deux épisodes inédits plongent les téléspectateurs au cœur de l'univers de deux figures majeures de la peinture française : Paul Cézanne et Jacques-Louis David. Les intrigues policières s'enracinent dans leurs œuvres et leurs vies, créant un mélange captivant entre enquête criminelle et découverte artistique.

Un duo aux sentiments de plus en plus palpables

Au fil des investigations et des joutes verbales toujours aussi savoureuses, les sentiments entre le flic Antoine Verlay et l'historienne de l'art Florence Chassagne deviennent de plus en plus difficiles à ignorer. Lors d'une rencontre au Festival de Télévision de Monte-Carlo, les acteurs Nicolas Gob et Éléonore Bernheim ont évoqué ce duo que tout oppose en apparence, mais qu'une alchimie évidente ne cesse de rapprocher.

Tournage dans des lieux chargés d'histoire

L'actrice Éléonore Bernheim, incarnant Florence Chassagne, a détaillé les lieux de tournage : « Les deux artistes sont Cézanne et David. On a tourné à Aix pour Cézanne. Aix est un musée à ciel ouvert. On a tourné au milieu de la garrigue face à la Sainte Victoire. Il y avait quelque chose d'assez magique. Et sinon, on a tourné au musée Grévin pour David. Pourquoi Grévin ? Parce qu'il y a la baignoire dans laquelle Marat a été assassiné et que David a peint 'Marat assassiné'. »

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L'impact de la série sur le rapport à l'art

Interrogée sur l'influence de la série sur son rapport à l'art, Éléonore Bernheim a répondu : « Ça n'a rien changé, mais ça a continué d'explorer un endroit qui me plaisait, c'est-à-dire comment la vie personnelle d'un artiste s'imbrique et est tricotée avec sa vie artistique. L'histoire de l'art permet d'aborder un point de vue sociologique, politique, historique, artistique ou psychologique. La série a déroulé ce fil-là qui déjà me plaisait, mais de manière beaucoup plus riche et dense. »

Nicolas Gob, montrant un tatouage représentant une couronne inspirée de Basquiat, a ajouté : « Moi, j'ai ça sur le bras ! Nous sommes acteur et actrice, nous sommes des artistes. On est transcendé par l'émotion, par des textes, par des personnages qui nous traversent en permanence. Donc, on ne peut pas être en distance avec l'art et ce que cela procure. Maintenant, à savoir si on a une appétence pour l'apprendre de façon didactique, pas vraiment. »

Jouer au milieu des œuvres d'art : un défi particulier

Sur la question de jouer au milieu des œuvres d'art, Éléonore Bernheim a expliqué : « C'est à la fois un costume et comme un autre personnage. Si on joue un flic, et qu'on me met un gros blouson en cuir, la moitié du trajet est faite. C'est la même chose avec les œuvres. Le musée est une sorte de personnage aussi. »

Nicolas Gob a précisé : « Le musée impose un rythme. Il faut être efficace et aller vite. Quand on tourne au musée du Louvre, on a un temps imparti. Cela impose une dynamique et cela calfeutre un peu aussi… Dans le Louvre, on est seul, donc les pas résonnent. » Éléonore Bernheim a complété : « C'est un écrin. Cela influe sur la façon de jouer. Et puis, c'est très rare de pouvoir observer les toiles dans le silence. »

Des précautions extrêmes pour préserver le patrimoine

Concernant les précautions lors du tournage près des grandes œuvres d'art, Nicolas Gob a assuré : « Nous ne sommes pas en inquiétude permanente par rapport aux œuvres qu'on approche. Ceux qui travaillent à la technique emploient les grands moyens pour ne rien griffer, ne rien toucher. Il y a un respect immédiat qui va de soi, pour le patrimoine français. »

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Un succès international inattendu

La série connaît un rayonnement mondial impressionnant. Éléonore Bernheim a partagé : « La série s'exporte beaucoup et ça c'est vraiment incroyable. C'est de l'ordre du petit miracle, on ne peut jamais envisager cette chose-là. On peut espérer un certain succès, un certain rayonnement en France, mais pas une diffusion dans plus de 60 pays et 5 continents. Grâce aux réseaux sociaux, je reçois beaucoup de messages de jeunes filles dans le monde entier qui veulent devenir historiennes de l'art. C'est une grande récompense. Il y a aussi beaucoup de jeunes en décrochage scolaire, qui, par L'Art du crime, retrouvent un goût pour la culture et la connaissance et réintègrent leur scolarité. C'est une petite pierre politique, un petit acte social. C'est l'endroit de la mission du service public. »

Une série appréciée par les spécialistes

Nicolas Gob a révélé que l'Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels (OCBC) porte un regard positif sur la série : « Ils adorent la série. Elle met en lumière une partie de la police totalement méconnue. Après, évidemment, les auteurs prennent des libertés avec leur réalité à eux. Mais ils aiment beaucoup. Tout le monde est très vigilant. »