« La Poupée » : une comédie fantaisiste qui manque de mordant
Le film « La Poupée », réalisé par Sophie Beaulieu et sorti en salles le 22 avril 2026, propose une intrigue originale mais déçoit par son manque d'audace. Avec Vincent Macaigne et Cécile de France en tête d'affiche, cette comédie de 1h20 peine à exploiter pleinement son potentiel satirique.
Un scénario entre Pinocchio et Dupieux
L'histoire suit Rémi, un homme inconsolable après sa séparation, qui refait sa vie avec une poupée grandeur nature. Cette créature mutique et figée semble être la femme parfaite jusqu'au jour où elle s'anime mystérieusement. Le film évoque des références à « Pinocchio » et à l'univers décalé de Quentin Dupieux, mais reste nettement moins grinçant que ce dernier.
Malgré cette prémisse prometteuse, le scénario opte pour une approche trop conventionnelle. Il privilégie le burlesque et les quiproquos légers au détriment d'une critique plus acerbe sur des thèmes comme la fétichisation ou l'exploitation du corps féminin. Cette retenue narrative limite la portée du film et le rend prévisible.
Une réalisation sage et bridée
Le premier long métrage de Sophie Beaulieu souffre d'une certaine timidité artistique. La fin, jugée abrupte et inopinée par de nombreux critiques, ne parvient pas à offrir une conclusion satisfaisante. Cette impression de film « bridé » semble répondre aux exigences commerciales du marché cinématographique, au détriment d'une vision plus personnelle et émancipée.
Les performances des acteurs, bien que solides, ne suffisent pas à sauver l'ensemble. Vincent Macaigne incarne avec justesse le personnage de Rémi, tandis que Cécile de France apporte sa touche habituelle, mais leurs talents sont sous-exploités dans un cadre trop rigide.
Une attente pour le prochain film
En résumé, « La Poupée » est une comédie fantaisiste qui manque de courage et d'originalité. Avec seulement deux étoiles sur cinq dans de nombreuses critiques, il laisse le spectateur sur sa faim. On espère que le prochain film de Sophie Beaulieu saura s'affranchir de ces contraintes et offrir une œuvre plus audacieuse et personnelle.



