« Jumpers » de Pixar : une défense de la biodiversité hantée par le déjà-vu
« Jumpers » de Pixar : biodiversité et déjà-vu

« Jumpers » de Pixar : une ode à la biodiversité enlisée dans le déjà-vu

Le film d'animation « Jumpers », réalisé par Daniel Chong et produit par Pixar, sort en salles le 4 mars 2026. Avec une durée de 1h45, cette œuvre américaine tente de défendre la biodiversité, mais se trouve hantée par le spectre du déjà-vu, selon la critique de Guillaume Loison publiée le 3 mars 2026.

Un concept ambitieux mais décevant

Les grands films Pixar sont réputés pour leurs concepts originaux qui repoussent les limites narratives, comme la vie secrète des jouets dans « Toy Story » ou la société des monstres dans « Monstres et Cie ». « Jumpers » vise à atteindre un point de non-retour en matière d'innovation, mais il échoue en s'apparentant davantage à un grand n'importe quoi alambiqué qu'à une idée révolutionnaire.

L'histoire suit Mabel, une jeune écologiste déterminée à raviver la biodiversité de l'étang de sa grand-mère. Forcée de fuir à cause d'un maire obsédé par le béton, elle transfère son cerveau humain dans le corps d'un castor de synthèse. Son objectif est de convaincre le monde animal de la nécessité de défendre son patrimoine naturel.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des emprunts évidents et un manque d'originalité

Mabel elle-même note la similitude avec « Avatar », et ce n'est pas le seul emprunt que « Jumpers » recycle, hybride ou pastiche. Le film semble cerné de toutes parts par le spectre du déjà-vu, avec des éléments narratifs et visuels qui rappellent trop d'autres œuvres.

Cette dégénérescence artistique reflète peut-être la crise profonde qui altère actuellement l'hégémonie et la pérennité du biotope hollywoodien. Les studios peinent à innover, et « Jumpers » en est un exemple flagrant, malgré ses bonnes intentions écologiques.

Une critique sévère mais justifiée

Guillaume Loison attribue au film une note de deux étoiles sur cinq, soulignant que malgré le thème pertinent de la défense de la biodiversité, l'exécution manque cruellement d'originalité. Les spectateurs pourraient être déçus par cette accumulation d'emprunts qui étouffe le message environnemental.

En résumé, « Jumpers » est un film d'animation qui, bien que visant à sensibiliser à la biodiversité, échoue à se démarquer et reste prisonnier de références trop familières, offrant une expérience cinématographique décevante.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale