Chaque année, le Festival de Cannes attire les regards du monde entier sur la Croisette. Mais derrière les stars et les tapis rouges, il y a ceux qui immortalisent ces moments. Julien Mignot, photographe pour Libération, partage sa vision unique de l'événement.
Un regard différent sur le festival
Pour cette édition, Mignot a choisi un Leica, un appareil qui, selon lui, permet de transformer l'ordinaire en féerie. « Cette année, je n'ai qu'un Leica pour espérer transformer l'ordinaire en une féerie de passage », confie-t-il. Cette approche minimaliste contraste avec le matériel souvent imposant des autres photographes.
Capturer l'instant présent
Le photographe explique que son but est de saisir l'essence du festival, au-delà du clinquant. Il préfère les instants volés, les regards furtifs, les gestes anodins qui deviennent poétiques sous son objectif. « Ce qui m'intéresse, c'est le mouvement, la vie qui pulse dans les interstices du protocole », ajoute-t-il.
Son travail à Cannes ne se limite pas aux stars. Il photographie aussi les techniciens, les badauds, les coulisses. « Le festival, c'est une machine, mais ce sont les humains qui la font tourner. Je veux montrer leur humanité », insiste-t-il.
Un hommage à la photographie argentique
Le Leica utilisé par Mignot est un appareil argentique, un choix délibéré à l'ère du numérique. « L'argentique oblige à être plus attentif, à composer avec soin. Chaque déclenchement compte », dit-il. Cette contrainte technique devient une force créative, lui permettant de produire des images plus authentiques.
Le photographe espère que ses clichés offriront une vision renouvelée de Cannes. « Je veux que les gens voient le festival autrement, qu'ils ressentent l'émotion brute, sans artifice », conclut-il.



