L'ancien ministre de la Culture pique une colère mémorable devant un cinéma parisien
Dimanche 22 mars, une scène pour le moins surprenante s'est déroulée devant l'entrée du cinéma MK2 Bastille à Paris. Jack Lang, l'ancien ministre de la Culture, a laissé éclater sa colère après s'être vu refuser un accès prioritaire par le personnel de l'établissement.
Une tentative de passe-droit qui tourne mal
Selon les révélations du Canard enchaîné, confirmées par Le Figaro, Jack Lang était venu assister à la projection du dernier film de Xavier Giannoli, Les Rayons et les Ombres. L'ancien locataire de la rue de Valois, qui a récemment démissionné de la présidence de l'Institut du monde arabe après les révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein, n'a guère apprécié de devoir patienter en plein soleil dans la file d'attente.
Tentant de faire valoir sa notoriété et son passé au ministère de la Culture, il a sollicité le personnel du cinéma pour obtenir un accès prioritaire. Mais sa demande a été fermement rejetée. "Nous avons acheté nos places il y a une heure", a-t-il lancé, visiblement agacé, sous les regards ahuris des spectateurs présents.
La réplique qui fait déjà le tour des médias
Devant le refus catégorique du personnel, le ton est rapidement monté. L'ancien ministre, connu pour son tempérament passionné, a alors lâché une réplique qui restera dans les annales : "Après tout ce que j'ai fait pour la culture et pour le cinéma !"
Cette sortie intervient dans un contexte particulier pour Jack Lang, qui fait régulièrement parler de lui dans les médias ces derniers temps. Récemment, ses proches ont même évoqué dans la presse ce qu'ils qualifient de "radinerie" de sa part, des accusations auxquelles l'ancien ministre a finalement répondu publiquement.
L'incident du MK2 Bastille illustre une fois de plus le décalage parfois perceptible entre le statut d'ancien responsable politique et la réalité du quotidien des établissements culturels. Malgré son riche passé au service de la culture française, Jack Lang a dû, comme tout autre spectateur, respecter les règles d'accès du cinéma ce dimanche ensoleillé de mars.



