Isabelle Giordano : du cinéma au mécénat, le parcours d'une passionnée de culture et d'éducation
Isabelle Giordano : parcours d'une passionnée de culture et d'éducation

Isabelle Giordano : une vie au service de la culture et de l'éducation

Isabelle Giordano a profondément marqué une génération entière. Pour de nombreux téléspectateurs, elle reste indéniablement la « Madame Cinéma » emblématique de Canal+. D'autres la rattachent à la célèbre « promo 86 » de Sciences Po, aux côtés de personnalités comme Frédéric Beigbeder, Arnaud Montebourg, Jean-François Copé ou encore David Pujadas. Depuis 2021, elle occupe un rôle majeur en tant que responsable mécénat du groupe BNP Paribas et déléguée générale de sa fondation. À l'image du colibri qu'elle affectionne particulièrement invoquer, Isabelle Giordano s'efforce quotidiennement de « faire sa part » pour tenter de déplacer les lignes et d'impulser des changements positifs.

Le fil rouge d'un parcours engagé

Le fil conducteur de son parcours professionnel et personnel se résume en deux mots : l'éducation et le cinéma. Animée par une foi intacte dans le pouvoir transformateur des images, la journaliste s'est donnée pour mission fondamentale de démocratiser le septième art. Fondée en 2006, son association Cinéma pour tous organise régulièrement des projections dans les quartiers défavorisés, convaincue que la culture peut et doit rester un puissant levier d'émancipation et d'ouverture sur le monde.

Un Panthéon culturel éclectique et personnel

De Le Livre de la jungle à Hugo Marchand, Isabelle Giordano ouvre grandes les portes de son Panthéon culturel intime. Affleurent alors ses origines italiennes, sa fascination persistante pour l'adolescence et, toujours, cette quête insatiable d'absolu et de beauté. Avec une audace et une fantaisie remarquables, elle convoque dans ses réflexions l'écologie, la danse, le jazz… et même le karaté, démontrant ainsi l'étendue de ses centres d'intérêt.

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Les influences cinématographiques et littéraires

Interrogée sur les œuvres qui ont jalonné sa vie, Isabelle Giordano évoque avec émotion Le Livre de la Jungle comme premier souvenir cinématographique marquant. Elle cite également l'actrice Isabelle Adjani, notamment dans La Gifle, comme incarnation parfaite de l'adolescence et de sa capacité de rébellion. Sa bibliothèque personnelle, qu'elle décrit comme « très grande » et encore un peu en désordre, reflète ses passions : des ouvrages sur le cinéma, des livres écrits par des femmes ou consacrés à la cause féminine, des classiques du XIXe siècle comme Zola et Flaubert, ainsi qu'une collection impressionnante de livres sur la photographie.

Engagement pour l'adolescence et journalisme civique

Isabelle Giordano exprime une passion profonde pour l'adolescence, qu'elle considère comme « l'âge des possibles ». Elle souligne que la fondation BNP Paribas, qu'elle dirige, est particulièrement tournée vers cette tranche d'âge, qu'elle estime être un angle mort des politiques publiques. Parallèlement, elle défend ardemment l'idée d'un journalisme civique, plaidant pour que cesse la défiance entre la société civile, les citoyens et le monde des médias. Elle encourage l'écoute de la jeune génération de créateurs de contenu, comme le youtubeur Max Laulom, qui replace selon elle l'humain au cœur du journalisme.

Une vision de la culture accessible et fédératrice

Malgré son amour indéfectible pour les salles de cinéma, Isabelle Giordano vit avec son temps et apprécie les programmations de plateformes comme Netflix. Elle reste toutefois persuadée que la télévision conserve une capacité unique à faire de l'éducation populaire, un terme qu'elle revendique « haut et fort ». En matière de transmission, elle recommande souvent le film Écrire pour exister pour ses vertus éducatives et sa capacité à favoriser le dialogue.

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Les vertus du karaté et les inspirations artistiques

Pratiquant le karaté depuis ses études à Sciences Po, elle en vante les vertus : « un sport et un art de vivre » qui lui a appris la force intérieure, le respect de l'autre et l'humilité. Sur le plan artistique, elle cite la peinture de Malevitch, notamment Carré blanc sur fond blanc, comme une « peinture de chevet » qui la guide vers une quête de pureté et d'absolu. Elle évoque également la villa Médicis à Rome comme un lieu emblématique de mécénat et de partage interculturel.

Un casting de film idéal et une philosophie de vie

Pour un film idéal, elle imaginerait un casting éclectique incluant Klaus Kinski, Marilyn Monroe, Vimala Pons et la chorégraphe Leila Ka, sur un scénario intitulé Je rêvais d'un autre monde. À travers cet entretien riche et personnel, Isabelle Giordano se révèle comme une femme d'image et de convictions, dont le parcours continue d'être animé par une foi inébranlable dans le pouvoir de la culture et de l'éducation pour transformer la société et éclairer les consciences.