Harris Dickinson, de l'amant de Kidman à John Lennon, dévoile sa première réalisation
Harris Dickinson: de Kidman à Lennon, première réalisation

Harris Dickinson, la nouvelle étoile montante d'Hollywood, multiplie les projets ambitieux

À seulement 29 ans, Harris Dickinson connaît une ascension fulgurante dans le cinéma international. Révélé au grand public par son rôle de top model désorienté dans Sans filtre de Ruben Östlund, Palme d'or à Cannes en 2022, l'acteur britannique enchaîne désormais les projets prestigieux.

De Nicole Kidman à John Lennon: un parcours impressionnant

En 2024, Harris Dickinson a partagé l'écran avec Nicole Kidman dans Babygirl, incarnant un jeune stagiaire pris dans une relation torride avec une PDG. Mais c'est son prochain rôle qui marque un tournant majeur dans sa carrière: le réalisateur oscarisé Sam Mendes l'a choisi pour incarner John Lennon dans un biopic monumental sur les Beatles.

"Ma première réaction a été le choc, puis le scepticisme", confie l'acteur à BFMTV. "Est-ce que vous êtes sûrs de vouloir que je fasse ça?" Pour se préparer à ce rôle exigeant, Dickinson s'est entraîné pendant une année complète, apprenant la guitare, le piano et perfectionnant son chant.

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Urchin: une première réalisation personnelle et engagée

Parallèlement à sa carrière d'acteur, Harris Dickinson franchit une nouvelle étape avec Urchin, sa première réalisation qui sort en France ce mercredi 11 février. Le film, sélectionné à Cannes dans la catégorie Un certain regard au printemps 2025, explore les errances d'un sans-abri après sa sortie de prison.

"J'ai de l'empathie et ça me tient à cœur", explique le jeune cinéaste. "Je me sens triste et en colère à propos de ça. Ce qui a peut-être conduit à une fascination, une intrigue, un espoir de le comprendre, d'aider les gens à le comprendre."

Un acteur aux multiples facettes

Avec sa gueule d'ange, sa carrure d'athlète et son regard triste, Harris Dickinson est régulièrement cité parmi les potentiels successeurs de Daniel Craig dans le rôle de James Bond. Mais l'acteur préfère garder les pieds sur terre face à cette hype grandissante.

"Parfois je suis très confiant, je suis une personne tenace, mais je suis aussi plein de doutes", reconnaît-il. "Mais je pense que c'est sain, sinon je serais mégalomane, arrogant et probablement dangereux."

Un regard sur les fragilités humaines

Le combat contre les comportements autodestructeurs ne lui est pas étranger. Ayant été témoin des ravages de l'alcool dans sa famille et évoluant dans une industrie notoirement sujette aux addictions, Dickinson souhaite explorer davantage la part sombre de l'humanité dans ses futurs projets.

"Je m'intéresse à l'idée de ce qui se passe quand la société s'effondre, ce qui se passe quand il ne nous reste rien ou qu'on est dépouillé de tout", affirme-t-il à l'AFP. Pour préserver son équilibre, l'acteur admet cependant se couper régulièrement de l'actualité: "Je ne pense pas que nos cerveaux et nos organismes soient conçus pour être aussi connectés à l'injustice, à la tragédie et à l'obscurité."

Entre le tournage du biopic sur les Beatles, la promotion d'Urchin et les rumeurs persistantes concernant James Bond, l'agenda de Harris Dickinson est particulièrement chargé. Une situation qui pourrait faire tourner la tête à n'importe quel jeune acteur, mais que le Britannique aborde avec une maturité remarquable pour son âge.

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