« Dolly » : un échec cuisant dans le genre horreur
Le film d'horreur « Dolly », réalisé par Rod Blackhurst et sorti en salles le 1ᵉʳ avril 2026, déçoit profondément. Avec Fabianne Therese, Seann William Scott et Ethan Suplee dans les rôles principaux, cette production américaine d'une heure vingt-trois minutes peine à convaincre.
Une intrigue sans originalité
Le scénario suit le calvaire d'une randonneuse séquestrée par une matrone surpuissante et dégénérée. Malheureusement, cette trame narrative ressemble à s'y méprendre à une resucée paresseuse et éventée du classique « Massacre à la tronçonneuse ». Le film manque cruellement d'innovation et se contente de recycler des éléments déjà vus maintes fois.
Les écueils du genre accumulés
« Dolly » se vautre dans les pires défauts du cinéma d'horreur contemporain :
- Des références à gogo qui alourdissent le récit
- Des effets spéciaux crasseux et peu convaincants
- Un recours excessif au Grand-Guignol en lieu et place d'un véritable effroi psychologique
Le résultat est un film qui tente de compenser son manque d'originalité par une surabondance d'artifices, sans parvenir à créer une atmosphère authentiquement inquiétante.
Une réalisation décevante
Rod Blackhurst, pourtant connu pour certains travaux précédents, livre ici une œuvre qui manque de cohérence et de maîtrise. La mise en scène peine à susciter la tension nécessaire, et les personnages manquent de profondeur, réduits à de simples archétypes du genre.
La distribution, bien que composée d'acteurs expérimentés, ne parvient pas à sauver un matériau scénaristique trop faible. Les performances semblent contraintes par un script qui ne leur offre pas d'opportunités de briller véritablement.
Une occasion manquée
Dans un paysage cinématographique où le genre horreur connaît régulièrement des renouvellements intéressants, « Dolly » représente une régression. Le film échoue à apporter une perspective fraîche ou une approche novatrice, se contentant de reprendre des recettes éculées sans les réinventer.
Pour les amateurs du genre, cette production de la Witchcraft Motion Picture Company risque de laisser un goût amer, tant les promesses non tenues sont nombreuses. Une œuvre qui, malgré ses intentions affichées, ne parvient pas à marquer les esprits ni à faire frissonner son public.



