Malcolm et The Testaments : Disney+ ressuscite deux séries cultes avec de nouvelles suites
Disney+ lance les suites de Malcolm et The Testaments

Le retour fracassant de Malcolm sur Disney+

Parmi les nombreux remakes, reboots et suites qui peuplent régulièrement l'offre de Hollywood, le retour de « Malcolm » figurait sans aucun doute parmi les plus espérés par les fans. Cette attente de vingt longues années prend enfin fin grâce à Disney+, qui diffuse depuis le 10 avril quatre nouveaux épisodes réunissant la famille la plus déjantée de la télévision.

Le créateur Linwood Boomer a convoqué la tribu pour célébrer en fanfare – et dans le chahut caractéristique – les 40 ans de mariage de Loïs et Hal. Le couple volcanique et toujours aussi lunaire se réjouit à l'idée de rassembler toute sa progéniture pour l'occasion. Cependant, Malcolm, désormais père d'une adolescente, a pris ses distances avec le foyer familial, cherchant à protéger sa fille du chaos habituel et à préserver sa sérénité nouvellement acquise.

Une dynamique familiale inchangée

Mais comme le prouve rapidement cette suite bien nommée, chasser Loïs et le naturel ne fait que les faire revenir au galop. Les sales gosses, devenus adultes mais pas franchement assagis, rivalisent à nouveau d'ingéniosité, de lâcheté et de malice pour faire tourner en bourrique leurs infortunés parents. La guerre larvée entre Reese et Kelly, le dernier né non binaire, ajoute encore au joyeux foutoir.

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Si le propos semble parfois moins mordant qu'à l'époque originelle, la série compense par une émotion plus palpable, même lorsqu'elle reste vacharde. La cerise sur ce gâteau sériel est le plaisir évident et communicatif des interprètes à retrouver leurs rôles, à l'exception notable d'Erik Per Sullivan, remplacé par Caleb Ellsworth-Clark dans le rôle de Dewey.

Cette réunion a cependant des airs d'adieu définitif, comme le rappelle le générique mythique : « Life is unfair, la vie est (toujours) injuste ! ». Une conclusion en forme de célébration pour les fans de la première heure.

The Testaments : la suite de La Servante écarlate

Un an après la chute de la théocratie totalitaire de Gilead dans « La Servante écarlate », Disney+ propose depuis le 8 avril l'adaptation très attendue de « The Testaments », la suite romanesque de Margaret Atwood. Cette nouvelle série se déroule quinze ans après les événements de la série mère, dans un régime toujours solidement implanté malgré les assauts des rebelles de Mayday.

Le point de vue d'une génération endoctrinée

Contrairement à son aînée qui explorait l'horreur misogyne de Gilead à travers les yeux d'une femme asservie, « The Testaments » adopte la perspective de la première génération de filles endoctrinées depuis le berceau. On suit ainsi Agnès (Chase Infinity), élevée dans l'ignorance de sa véritable identité – elle est en réalité Hannah, l'enfant volé à June (Elisabeth Moss).

Pieuse fille d'un commandant respecté, elle se prépare à devenir une épouse modèle sous la férule de Tante Lydia (Ann Dowd), acceptant même les punitions les plus iniques. Sa rencontre avec Daisy (Lucy Halliday), une orpheline mystérieuse venue de Toronto, va cependant ébranler ses convictions les plus profondes.

Les voix off des deux adolescentes accompagnent un récit captivant qui mêle les codes du teen drama – photographie lumineuse, bande-son pop rock, amitiés fusionnelles – à ceux de la dystopie et du thriller d'espionnage. Une évolution générationnelle du propos qui explore la prise de conscience progressive et la rébellion naissante au sein même des piliers du régime.

Une distribution impeccable au service d'un propos politique

Moins sombre que « La Servante écarlate » mais tout aussi soignée, la série s'appuie sur une distribution impeccable menée par les jeunes et charismatiques Chase Infinity et Lucy Halliday, secondées par des valeurs sûres comme Ann Dowd et Elisabeth Moss (également productrice).

Comme le résume Agnès en conclusion de cette première saison : rien n'est plus puissant qu'une adolescente. Un message qui résonne particulièrement dans le contexte actuel, faisant de « The Testaments » une série à la portée politique évidente et au suspense maîtrisé.

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Ces deux retours sur Disney+ démontrent que les suites peuvent parfois apporter un regard neuf sur des univers familiers, que ce soit par le prisme de l'âge adulte pour les personnages de Malcolm ou par le changement de perspective générationnelle dans The Testaments.