Robert de Niro sur les traces de son père peintre dans un village de la Loire
Après la visite surprise de Rihanna dans les Vosges, c'est désormais Robert de Niro, 82 ans, qui a été repéré en France. Le célèbre acteur et réalisateur américain a passé quelques jours dans le petit village de Saint-Just-en-Chevalet, situé non loin de Roanne dans le département de la Loire, comme le rapporte le journal Le Progrès. Cette discrète escapade avait un objectif précis : tourner des séquences pour un documentaire intime consacré à sa vie et à celle de son père, Robert de Niro senior, un artiste peintre méconnu qui a vécu dans cette commune française.
L'inspiration française d'un père artiste
Peintre et lithographe, le père de Robert de Niro a quitté New York dans les années 1960 pour trouver l'inspiration en France. Passionné par Matisse, Manet et Gauguin, il a d'abord séjourné à Paris avant de s'installer dans la campagne française. En 1963, il a posé son chevalet pendant plusieurs mois à Saint-Just-en-Chevalet, un petit village de la Loire. Très discret, il n'a laissé que peu de traces de son passage, notamment quelques documents administratifs à la mairie pour sa carte de séjour et un tableau intitulé Vue de ma fenêtre, qui témoigne de son travail sur place.
Un tournage discret organisé par l'artiste JR
C'est l'artiste contemporain JR, qui réalise ce documentaire sur la vie de l'acteur, qui a convaincu Robert de Niro de retourner sur les lieux où son père a vécu. L'objectif était de capter des émotions et des images soixante ans après le séjour de l'artiste. Des contacts avec les habitants ont été établis dès 2025 pour organiser le tournage, qui s'est déroulé très discrètement fin mars. Selon une habitante interrogée par Le Progrès, l'acteur emblématique du Parrain et de Taxi Driver s'est montré « avenant et humble ».
Plusieurs scènes ont été filmées dans les archives municipales, dans une maison du bourg et dans les environs. Ce projet de portrait intimiste avec JR dure depuis plusieurs années, comme l'a confié Robert de Niro lors d'une Masterclass à Cannes l'an dernier : « Je fais ça pour des raisons que j'ignore, nul ne sait ce que ça va donner. Je ne sais même pas si on le montrera un jour… ».
Une relation père-fils complexe explorée à l'écran
Le tournage, encore inachevé, inclut des séquences de Robert de Niro dans l'atelier new-yorkais de son père, conservé en l'état. Le documentaire aborde également le contenu des journaux intimes de l'artiste, découverts tardivement par son fils, où le peintre évoque notamment son homosexualité. Robert de Niro senior avait quitté le foyer familial lorsque son fils avait 3 ans pour vivre seul.
Avec le recul, Robert de Niro a toujours regretté de ne pas avoir consacré plus de temps à mieux connaître son père, estimant avoir éclipsé sa carrière artistique par sa propre réussite. En 1993, l'année du décès de son père, il a dédié son film Il était une fois le Bronx à sa mémoire. Ce documentaire représente donc une démarche personnelle profonde pour l'acteur, qui cherche à renouer avec l'héritage artistique et émotionnel laissé par son père dans ce coin tranquille de la Loire.



