Déception pour le film "Moulin" sur Jean Moulin avec Gilles Lellouche
Déception pour "Moulin" avec Gilles Lellouche

Un film attendu qui déçoit

Le film Moulin, réalisé par le Hongrois Laszlo Nemes (Le fils de Saul), était l'un des événements de la compétition cannoise. Pourtant, la déception est à la hauteur des attentes. Ce long métrage se concentre sur les derniers jours de Jean Moulin, chef de la Résistance, en 1943 : son arrestation, sa confrontation avec Klaus Barbie et son courage face à la torture. Malgré le sujet poignant, la mise en scène emphatique et saturée d'effets donne une impression d'artificialité. Les dialogues empesés n'aident pas. Gilles Lellouche livre une interprétation impeccable d'un homme secret et tourmenté, mais sa prestation ne suffit pas à sauver l'ensemble.

L'humanité de Garance

Changement radical de tonalité avec Garance, troisième film de Jeanne Herry (Je verrai toujours vos visages). Présenté également dimanche en compétition, il suit le combat d'une comédienne (Adèle Exarchopoulos) contre l'alcoolisme. On retrouve les qualités des précédents films de la réalisatrice : finesse, ancrage dans le réel, humanité, mais aussi quelques petits défauts, comme une mise en scène parfois trop explicative. Par sa sobriété, Garance est l'anti-Moulin.

Gray au zénith

Samedi soir, l'Américain James Gray a fait l'unanimité avec Paper Tiger, somptueux film avec Adam Driver et Scarlett Johansson. Gray renoue avec la veine de ses premiers opus (Little Odessa) pour raconter les rêves perdus de deux frères de la classe moyenne juive new-yorkaise, pourchassés par la mafia russe dans le cadre de projets immobiliers douteux. Ce récit à la fois épique et intime est, à ce stade, le favori pour la Palme d'or. Sortie envisagée cet automne.

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