"Scream 7" : un retour aux sources réjouissant pour la saga horrifique
La formidable série d'horreur "méta" Scream fait son grand retour cette semaine dans les salles obscures de Mende et Marvejols, avec son septième opus qui marque un retour aux sources réjouissant. Après plusieurs épisodes initiaux aussi amusants que sophistiqués, la saga s'était quelque peu fourvoyée dans le médiocre suite au décès de son créateur légendaire Wes Craven. Mais cette fois, Ghostface est de retour avec ses couteaux affûtés, et l'équipe derrière le film parvient à retrouver une forme plus que convaincante.
Les ingrédients du succès retrouvé
Avec Kevin Williamson, l'auteur des scénarios des premiers volets, à la réalisation, et le retour des figures emblématiques des débuts comme Neve Campbell ou Courteney Cox, le film mise sur la nostalgie. L'écriture renoue avec ces trames tarabiscotées qui ont fait le succès de la saga, tout en intégrant habilement des thématiques modernes telles que les dangers de l'intelligence artificielle ou les affres de la parentalité. Les héros sont plongés dans des tourments contemporains, tout en respectant scrupuleusement le cahier des charges de la série.
La joyeuse équipe n'a pas grand-chose d'autre à faire pour nous procurer le plaisir régressif qu'on attend de ce film :
- Du sang à profusion
- Une mise en scène amusante et dynamique
- Des jeunes gens qui crient et courent
- De l'humour décalé
- Une résolution improbable et inattendue
- Des petits frissons à bon compte
Le seau de pop-corn est vide sans qu'on s'en soit rendu compte, tant l'expérience est immersive et divertissante.
Un film drôle et palpitant, malgré ses limites
Si "Scream 7" n'apporte pas grand-chose de nouveau à la légende établie, et manque parfois du second degré qu'on a tant aimé dans les premiers opus, il compense par son énergie et son ton résolument divertissant. Le film peut paraître artificiel en diable, profond comme une flaque d'eau, et bête comme un pneu, mais il reste drôle et palpitant de bout en bout.
Pour retrouver la part d'enfance qu'on a oubliée, cette croyance dans les monstres cachés sous le lit, rien de tel qu'un shoot de Ghostface et de ses couteaux affûtés pour vous réjouir. La critique de Fabrice Andrivon souligne ainsi que ce retour aux sources, bien que conventionnel, offre une expérience cinématographique régressive et efficace, parfaite pour les fans de la saga et les amateurs d'horreur légère.



