« Chroniques d’Haïfa » : les non-dits explosent dans une famille palestinienne en Israël
« Chroniques d’Haïfa » : secrets de famille sous haute tension

« Chroniques d’Haïfa » : un drame choral qui explore les fractures d’une famille palestinienne en Israël

Le réalisateur Scandar Copti, acclamé pour son film « Ajami » en 2009, revient avec « Chroniques d’Haïfa », un drame franco-palestinien qui plonge au cœur des tensions familiales et politiques. Diffusé ce mercredi 11 mars à 22h25 sur Ciné+ Festival et disponible à la demande sur myCANAL, ce film de 2h04 met en scène une famille palestinienne aisée vivant en Israël, dont l’équilibre précaire vole en éclats après un banal accident de voiture.

Un accident comme déclencheur de révélations bouleversantes

Le récit s’articule autour de quatre voix narratives, confrontant deux générations et dévoilant progressivement les non-dits qui minent cette famille. Avec des interprétations remarquables de Manar Shehab, Wafaa Aoun et Toufic Danial, le film évite les raccourcis simplistes pour explorer la complexité des relations humaines dans un contexte social et politique tendu.

Scandar Copti utilise le canevas du récit choral, une technique qu’il maîtrise parfaitement, pour révéler les fractures incoercibles et les écueils du vivre-ensemble. Ce dispositif narratif permet de multiplier les points de vue et d’approfondir les conflits intimes qui reflètent les divisions plus larges de la société.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une exploration subtile des dynamiques familiales et politiques

Le film ne se contente pas de dresser le portrait d’une famille en crise ; il interroge les défis de la cohabitation dans un environnement où l’avenir semble incertain. Les dialogues ciselés et la mise en scène sobre accentuent l’atmosphère de tension croissante, tandis que les révélations s’enchaînent, mettant à mal les apparences et les conventions sociales.

« Chroniques d’Haïfa » s’inscrit dans la lignée des œuvres qui, sans manichéisme, abordent les réalités complexes des communautés palestiniennes en Israël. La critique française, qui avait salué « Ajami », devrait une nouvelle fois être séduite par la finesse et la profondeur de ce nouveau projet.

Pour les spectateurs, cette diffusion sur Ciné+ Festival et myCANAL offre l’occasion de découvrir un film poignant, qui allie intrigue familiale et réflexion politique, le tout porté par une réalisation exigeante et des performances d’acteurs convaincantes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale