Brad Pitt et son chien dans un survival intense en Alaska
Brad Pitt et son chien : survival intense en Alaska

Le nouveau film de David Ayer, Heart Of The Beast, plonge le spectateur au cœur d'une forêt dense de l'Alaska, où un vétéran des Forces Spéciales, incarné par Brad Pitt, lutte pour sa survie en compagnie de son chien de combat. Ce survival, genre cinématographique où des humains doivent survivre dans un milieu hostile, mise sur une nature aussi splendide que dangereuse et un parcours initiatique haletant.

Un duo à l'écran, une relation hors caméra

Le réalisateur David Ayer, qui avait déjà dirigé Brad Pitt dans Fury, confie avec humour : « Uber, le chien du film était plus facile à diriger que Brad Pitt. Il suivait toutes mes directives avec une grande confiance alors que Brad me bombardait constamment de questions. Il est très méticuleux et curieux et cela d'autant plus qu'il s'expose beaucoup dans ce film puisqu'il est l'un des seuls acteurs humains. » Effectivement, hors de brèves apparitions de J.K. Simmons et Anna Lambe, le duo est seul à l'écran.

Le tournage s'est déroulé en Nouvelle-Zélande, où le réalisateur a pu largement profiter du comédien et du berger allemand. Brad Pitt est venu en amont pour établir une relation avec Uber, son compagnon à quatre pattes. « Comme toutes les stars, Uber avait des doublures mais il a effectué la plupart des cascades lui-même. Nous avons utilisé très peu d'images de synthèse », insiste le cinéaste. Seuls les loups qui attaquent le duo ont été créés par ordinateur. « Il était hors de question de dresser des animaux sauvages et de nuire à leur liberté », précise David Ayer.

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Un chien exceptionnel au regard pénétrant

Uber a été prêté par une famille qui l'a récupéré immédiatement après le tournage. « Quand j'ai vu son regard pénétrant, j'ai su que c'était lui, avoue David Ayer. Ses yeux reflétaient une grande douceur et une immense profondeur. » La réussite du film dépendait de l'alchimie entre l'animal et le comédien. « Brad était à la fois acteur et dresseur. Il devait jouer son rôle et gérer son partenaire de jeu. Leur relation n'est pas du cinéma », insiste le réalisateur.

Un tournage difficile mais gratifiant

Le film n'a pas été facile à mettre en boîte. « Ce n'était pas évident parce que nous devions trimballer du matériel lourd et surtout préserver nos lieux de tournage et être certains de les laisser comme nous les avions trouvés », se souvient David Ayer. Pluies, éclairs, changements de lumière soudains ne leur ont pas été épargnés. « On arrivait parfois à saisir des moments d'une intense beauté qui valaient tous ces efforts, reconnaît David Ayer. On travaillait presque comme une équipe de documentaire pour saisir le plus de choses possibles. » La splendeur visuelle des paysages touffus aide à emporter le spectateur dans un univers aussi somptueux que dangereux.

« Je ne coupais pas la caméra quand Brad jouait avec Uber ce qui m'a permis de capter des réactions incroyables, déclare le cinéaste. Bien sûr, le montage a été très long pour faire le tri dans toutes les prises. C'était le prix à payer pour que leur relation soit crédible à l'écran. » Cette histoire d'amitié entre un homme et un animal fonctionne parfaitement au gré d'aventures efficaces car très bien filmées.

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