Le Festival d'Avignon 2026, qui se tient du 7 au 26 juillet, propose une programmation audacieuse avec une sélection d'œuvres sud-coréennes qualifiées de « pépites sombres » par les organisateurs. Ces créations, venues de Séoul et d'autres villes, explorent des thématiques comme la violence sociale, la mémoire collective et la résilience individuelle.
Une mise en lumière du théâtre sud-coréen contemporain
Pour cette édition, le festival met un accent particulier sur la scène sud-coréenne, souvent méconnue du public français. Selon le directeur du festival, Tiago Rodrigues, « la Corée du Sud propose un théâtre d'une intensité rare, qui n'hésite pas à plonger dans les zones d'ombre de la société ». Parmi les pièces présentées, Les Ombres de Séoul de la metteuse en scène Park Kyung-ja aborde les conséquences de la pression sociale sur les jeunes, tandis que Résilience de Kim Min-ki traite de la résistance face à l'oppression.
Au total, six spectacles sud-coréens sont programmés, dont trois en première mondiale. Le festival a également invité le collectif de danse contemporaine Lab Dance Company, qui présentera une performance immersive intitulée Noirceur.
Une réponse à la demande croissante de diversité culturelle
Cette initiative répond à une demande croissante du public pour une diversité culturelle. En 2025, le festival avait déjà enregistré une augmentation de 15 % des spectateurs pour les spectacles internationaux, selon les chiffres communiqués par l'organisation. Avec cette programmation sud-coréenne, Avignon espère attirer un public plus jeune et cosmopolite.
Le budget alloué à cette section est de 1,2 million d'euros, soit une augmentation de 20 % par rapport à l'année précédente. Les billets pour ces spectacles sont déjà en vente et les places pour les représentations les plus attendues, comme Les Ombres de Séoul, se sont écoulées à 70 % en une semaine.
Des réactions mitigées mais un engouement certain
Les critiques saluent l'audace de la programmation, mais certains s'interrogent sur la place accordée aux artistes locaux. « C'est une excellente vitrine pour la Corée, mais il ne faut pas oublier les compagnies françaises », a déclaré le critique de théâtre Jean-Marc Lalanne. Malgré ces réserves, l'engouement est palpable : les ateliers et rencontres avec les artistes sud-coréens affichent complet.
Le festival prévoit également une série de conférences sur le thème « Théâtre et obscurité : regards croisés entre la France et la Corée du Sud », qui se tiendront du 10 au 14 juillet. Ces événements sont gratuits et ouverts à tous.



