Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar, 76 ans, présente ce mardi son 25e long métrage, « Autofiction », en compétition pour la septième fois. Le film, qui sort en salle simultanément, est un bel autoportrait distancié et tourmenté, loin de la fièvre de ses débuts.
Humour et apocalypse sur la Croisette
Avant l'arrivée d'Almodovar, le festival a vibré avec deux films marquants. « Jim Queen », comédie d'animation hilarante, imagine un virus, « l'Hétérose », qui transforme les hommes gays en hétérosexuels amateurs de foot et de chansons paillardes, au grand dam de Lady Gaga. Projeté dimanche en séance de minuit, le film sortira le 17 juin.
Autre apocalypse : « Hope », du Sud-Coréen Na Hong-Jin, mêle comédie et horreur. Des créatures monstrueuses attaquent un village fictif près de la frontière des deux Corée. Avec Jung Ho-yeon, star de « Squid Game », ce blockbuster de 2h40 a séduit le public. Sa sortie française n'est pas fixée.
« Autofiction » : un miroir tendu
Le film d'Almodovar, d'une durée de 1h51, sort ce mardi 20 mai. Il suit Raul (Leonardo Sbaraglia), cinéaste en panne d'inspiration, et Elsa (Barbara Lennie), réalisatrice qu'il imagine. Le récit explore les liens entre réel et fiction, la peur de la page blanche et la nécessité de s'ouvrir aux autres.
Exigeant et vertigineux, « Autofiction » n'est pas froid. Il dresse un portrait émouvant d'un géant qui doute, mettant à nu sa fragilité dans un film d'une grande maîtrise.



