La bourse aux vinyles de Sète célèbre sa dixième édition le dimanche 7 juin. Avec plus de 10 000 disques et dix DJ's, l'événement organisé par Chichois Production s'impose comme un rendez-vous incontournable pour les collectionneurs, les amateurs de musique et les nostalgiques du disque noir.
Une aventure née entre amis
L'idée a germé en 2011, lorsque Grégory "Fatalbazuka" a lancé sa première bourse aux disques à Sète. "On était une bande de copains", se souvient-il. Au fil des années, la manifestation a pris de l'ampleur, passant d'un petit rassemblement chez le disquaire Pascal Larderet à un événement majeur qui se tient désormais chez Oh Gobie.
Grégory souligne l'évolution du marché du vinyle : "Aujourd'hui, tous les artistes réimpriment leurs albums en vinyles. Toutes les générations s'y mettent." Cependant, il note une saturation des conventions de disques : "Il y a des bourses tous les week-ends, c'est trop… Au final, tu ne retrouves que les aficionados et les prix augmentent." La bourse sétoise a choisi une voie différente : des prix accessibles dans un cadre à taille humaine.
Une identité artistique forte
L'événement s'est forgé une réputation grâce à ses affiches originales et ses teasers. Mais cette créativité a aussi provoqué une polémique lors de la troisième édition. "Notre affiche présentait deux pin-up en maillot de bain. On a été taxés de sexistes. Ça a été un vrai bad buzz !", raconte Grégory. L'année suivante, ils ont détourné la polémique en remplaçant les pin-up par eux-mêmes, créant un buzz positif. "On a montré qu'on ne voulait pas utiliser négativement l'image de la femme. On voulait juste rire."
Un programme riche pour la 10e édition
Cette année, dix disquaires proposeront leurs sélections couvrant tous les styles : rock, funk, jazz, reggae, hip-hop, soul, électro, bandes originales et variété française. Dix DJ's mixeront exclusivement sur vinyles. Une tombola spéciale permettra de gagner l'un des dix lots. Un espace bar et restauration sera disponible, avec des surprises artistiques.
La bourse aux vinyles de Sète démontre que le vinyle reste un objet culturel vivant, capable de rassembler toutes les générations autour de la musique, dans une ambiance conviviale et accessible.



