Uzès Danse célèbre trois décennies de création chorégraphique
Pour son trentième anniversaire, le festival Uzès Danse, organisé par La Maison Danse, se déroulera du 3 au 7 juin à Uzès, avec plus de vingt spectacles au programme. Cet événement majeur de la danse contemporaine interroge profondément les thèmes de la transmission, de l'héritage artistique et de la place de la jeunesse dans la création.
Un héritage artistique à perpétuer
Emilie Peluchon, directrice de La Maison Danse à Uzès depuis trois ans, souligne l'importance de cet anniversaire : "Le festival fête ses 30 ans alors que moi, je ne suis là que depuis 3 ans. C’est beau, c’est impressionnant, mais comment s’empare-t-on de cet héritage ?". La transmission et le dialogue entre les générations seront donc au cœur de cette édition, qui s'ouvrira le mercredi 3 juin à l'Ombrière avec May B, de Maguy Marin, la pièce qui avait inauguré le premier festival il y a trente ans.
Emilie Peluchon exprime sa fierté de présenter "ce chef-d’œuvre qui tourne toujours en étant toujours aussi accessible et toujours aussi actuel". Le festival a accueilli 600 spectacles en trois décennies, et plusieurs artistes fidèles seront de retour cette année.
Des artistes associés et de nouvelles créations
Parmi les fidèles, la Libanaise Danya Hammoud propose Scènes de vie, une création avec des amateurs basée sur des gestes du quotidien. Christophe Haleb orchestre Samedi futur, la fête des 30 ans, où David Wampach présentera Cassette Duet, un dialogue entre danse classique et danse de salon.
Fabrice Ramalingon réadapte sa pièce jeune public 3 poids, 3 mesures, explorant la gravité. Marion Carriau, dernière artiste associée, clôt son partenariat avec Ditto to the sand, une réflexion sur la maternité et la vie d'artiste avec ses enfants.
Le nouvel artiste associé, Jonas Chéreau, présente Joie, un spectacle burlesque sur les émotions et le rire collectif. D'autres créations marquent l'histoire, comme Fugaces d'Aina Alegre, hommage à la danseuse gitane Carmen Amaya, ou La Cour des anges reprise par Laurent Pichaud avec les danseurs originaux.
Une programmation familiale et inclusive
Emilie Peluchon a conçu une programmation accessible aux familles, avec des spectacles comme Quartet pour oiseaux, Quetzalcoatl de François Lamargot, mêlant mythologies latino-américaines et rythmes house. La Japonaise Ikue Nakagawa adapte Tamanegi sur les liens familiaux.
La transmission passe aussi par la jeunesse : Olivier Normand propose Vaslav, un tour de chant entre Monteverdi et Kurt Cobain, tandis que la Guyanaise Johana Malédon crée un solo avec un panneau led pour questionner le corps et les identités. Les jeunes de la formation Coline présentent des créations énergiques d'Arno Schuitemaker et Thomas Lebrun.
Une fête de la danse pour clôturer le festival
Le festival se conclura par 1 KM de danse, un après-midi festif mêlant écoles, conservatoires, amateurs et professionnels sur trois scènes. Des créations de Solal Mariotte, Magda Kachouche ou Eva Luisa se mélangeront à des styles classiques, country ou salsa.
Emilie Peluchon se réjouit : "C’est une fête de la danse qui raconte tout ce qu’on a envie de défendre, la diversité, l’accessibilité, la joie d’être ensemble pour pratiquer ou voir de la danse. Imaginer la clôture d’un festival qui fête ses 30 ans avec cette fête, quoi de mieux ?". La programmation détaillée est disponible sur lamaison-cdcn.fr.



