Péripé’cirque 2024 : une 13e édition audacieuse autour de l'instabilité et de l'imprévu
Le festival Péripé’cirque, orchestré par le Champ de Foire, se déploie du 23 avril au 12 mai 2024, marquant sa treizième édition avec une programmation riche et innovante. Cette année, cinq spectacles distincts explorent avec brio les thèmes de l'instabilité, de la norme et de l'imprévu, offrant au public une expérience artistique unique et déstabilisante.
Une ouverture qui bouscule les repères
Le festival s'ouvre en force le jeudi 23 avril à Saint-Gervais avec « Idiòfona », une création de l'artiste espagnol Joan Català. Ce spectacle audacieux utilise un idiophone, un instrument générant du son par ses propres vibrations, pour perturber les attentes habituelles du public. Inspiré de son précédent travail « Pelat », présenté au Festival des arts de Bordeaux, cette performance promet une immersion sensorielle inédite.
Des explorations acrobatiques et humaines
Le mercredi 29 avril à Cubnezais, la Compagnie Bancale présente « Monsieur Patate », porté par l'acrobate Karim Randé. Amputé d'une jambe suite à un accident, Randé a fondé cette compagnie pour adapter sa pratique au handicap. Dans cette création, il interroge la figure de l'homme augmenté, mêlant prouesses physiques et réflexion sur le corps et ses limites.
Au début du mois de mai, le duo de La Volte Cirque, surnommé les « Marx Brothers de l'acrobatie », investit le Champ de Foire de Saint-André-de-Cubzac avec « De bonnes raisons ». Ce spectacle associe acrobaties spectaculaires et dialogues humoristiques sur les risques, les échecs et la notion de danger inhérente à leur art, créant un équilibre entre dérision et profondeur.
Détournements narratifs et sociaux
Le mardi 5 mai, Raphaëlle Boitel et la compagnie L'Oublié(e) proposent un diptyque captivant au Champ de Foire. Ce programme comprend une recréation de « La Bête noire », un solo performatif créé en 2017 où l'artiste se met elle-même en scène, et « Petite reine », qui aborde avec humour l'injonction à la perfection. Ces pièces remettent en question les conventions sociales et narratives avec finesse et audace.
Une clôture symbolique et autonome
Le festival se conclut le mardi 12 mai au parc Robillard de Saint-André-de-Cubzac avec « Princesse Peak » de Gaïa Papleux. Formée à l'École du cirque de Bordeaux, l'artiste présente sa première création, une réécriture moderne du conte traditionnel. Ici, la princesse choisit l'autonomie plutôt que d'attendre un sauveur, offrant une fin puissante et symbolique à cette édition.
Pour plus d'informations et pour réserver vos places, consultez le site officiel du Champ de Foire. Cette 13e édition de Péripé’cirque promet d'être un moment fort de la saison culturelle, célébrant la créativité et l'innovation dans les arts du cirque.



