Phénix de Mourad Merzouki : un mariage audacieux entre baroque et hip-hop
Phénix : baroque et hip-hop fusionnent en danse

Phénix : un dialogue innovant entre baroque et hip-hop

La saison intercommunale bat son plein au rythme des écritures chorégraphiques. Après le spectacle contemporain Handle with care, aux couleurs du Krump, porté par la compagnie de Yann Lheureux, place à Phénix, une création de la compagnie Käfig dirigée par le danseur et chorégraphe Mourad Merzouki. Cette performance unique est programmée samedi 7 mars à 20 h 30, offrant une expérience artistique où la danse urbaine rencontre la musique baroque et l'électro.

Un mariage d'esthétiques inattendu

Comment est née cette envie de faire dialoguer des univers que l'on n'aurait pas forcément associés ? Mourad Merzouki explique : C'est une approche que j'ai toujours voulue : bousculer la danse hip-hop en la faisant dialoguer avec d'autres univers artistiques. À chaque fois, l'idée est de l'emmener là où on ne l'attend pas. Avec la musique baroque, sur le papier, ce sont deux mondes très éloignés. C'est justement ce qui a plu au chorégraphe : essayer de créer un dialogue entre eux. La viole de gambe occupe une place centrale dans cette fusion.

L'intégration de la musique au mouvement

Qu'apporte-t-elle au mouvement ? La musicienne joue sur scène, évoluant avec les danseurs, ce qui permet une intégration totale à la chorégraphie. Étonnamment, la musique baroque peut s'associer à la gestuelle hip-hop, même sans son rythme habituel. Merzouki y ajoute parfois une touche d'électro, apportant une forme de poésie et offrant une autre lecture du hip-hop. Depuis les années 90, le chorégraphe crée des ponts entre les esthétiques, une nécessité pour se renouveler et éviter la répétition.

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Une vision rassembleuse de la danse

Que souhaite Mourad Merzouki que le public ressente ? J'aime quand le spectateur repart avec des émotions positives. Je crée des spectacles rassembleurs. On pense souvent que la danse est élitiste, alors qu'elle peut être partagée par tous. Si, après Phénix, le public a envie de voir d'autres chorégraphies, alors ce sera gagné. Cet échange met en lumière le pas de côté évoqué par le chorégraphe, peut-être le sel de l'art : oser déplacer les lignes pour permettre à chacun de s'en emparer, librement.

Un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir une création où tradition et modernité s'entrelacent avec finesse et intensité. Samedi 7 mars, 20 h 30, à la Scène en Grand Pic Saint-Loup, à Saint-Gély-du-Fesc, dans l'Hérault. Cette performance illustre comment l'innovation chorégraphique peut transcender les frontières artistiques, offrant une expérience unique et émouvante.

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