Une performance dansée au cœur du Musée de Lodève
Dans le hall d’entrée du Musée de Lodève, dimanche 22 février, sous le regard goguenard du Faune de Dardé, une étrange créature a descendu les marches, recouverte de linges blancs et de dentelles, une canne à la main. Elle se dépouille progressivement de ses dentelles pour apparaître en noir, captivant un public composé d’enfants et d’adultes. Cette créature, c’est Lilas Nagoya, qui, à travers des danses burlesques et des métamorphoses, emporte les visiteurs dans un voyage onirique au fil des salles de l’exposition Anatomie comparée des espèces imaginaires.
Un spectacle inspiré par l’univers des monstres
Lilas Nagoya explique son inspiration : "Je suis venue en automne, j’ai vu l’exposition avec les yeux de mon fils de 5 ans. Cela m’a plongée dans l’univers des monstres. J’ai alors trouvé le titre du spectacle, 'La Belle est la Bête'." Tout au long de cette découverte, Aude Lavigne, responsable du pôle accueil et de la médiation, guide les visiteurs dans les salles, où la danseuse rencontre des espèces imaginaires comme le Yeti, le dragon, et une sirène captive de ses filets qui, pour se sauver, se donne la mort.
Une immersion dans la danse et l’imaginaire
La performance culmine dans la salle des papiers blancs, où Lilas Nagoya retourne à la danse pure, sans paroles ni musique, accompagnée uniquement par le craquement des feuilles de papier dans lesquelles elle s’enroule. "On nettoie l’imaginaire pour pouvoir ensuite faire ce que l’on veut", commente la danseuse. Cette représentation, qui s’est étoffée depuis sa première version, permet des improvisations, enrichissant ainsi le processus créatif.
Un projet artistique global commandé par le musée
Ce spectacle, commande du Musée de Lodève, s’inscrit dans un projet plus large incluant la fabrication d’objets, des dessins, et d’autres formes de danse. L’exposition Anatomie comparée des espèces imaginaires, née de la rencontre entre la science et la fiction, reste visible au musée jusqu’au 15 mars, offrant une expérience immersive unique. La performance de Lilas Nagoya illustre comment l’art peut transformer un espace muséal en un lieu de rêve et de métamorphose, invitant chacun à laisser libre cours à son imagination.



