Un spectacle de cirque qui scrute l'infiniment petit
Au Festival d'Avignon, le circassien Johann Le Guillerm présente «Terces», une œuvre où il explore l'infiniment petit et la précision du geste. Ce spectacle, qui se joue dans la cour du lycée Saint-Joseph, invite le public à une expérience sensorielle unique, mêlant équilibre, manipulation d'objets et poésie.
Un artiste de cirque à la recherche de la perfection
Johann Le Guillerm, connu pour ses performances minimalistes, utilise dans «Terces» des objets du quotidien détournés de leur fonction première. Il manipule des allumettes, des clous ou encore des élastiques avec une dextérité impressionnante, créant des structures éphémères et des équilibres précaires. Selon l'artiste, «c'est un travail de patience et d'observation, où chaque geste compte».
Le spectacle dure environ une heure et se déroule sans parole, laissant toute la place à l'action et à la concentration. Le public est invité à observer les moindres détails, à suivre le fil des constructions qui s'effondrent et se reconstruisent.
Une réflexion sur la fragilité et la résilience
«Terces» aborde des thèmes universels comme la fragilité de l'existence et la capacité à rebondir après un échec. Les objets, souvent cassés ou instables, symbolisent les défis de la vie. Johann Le Guillerm explique : «Je cherche la petite bête, cette faille qui permet de comprendre comment les choses tiennent ou s'effondrent.»
Le spectacle a été créé en 2019 et a déjà tourné dans plusieurs pays. Il a reçu un accueil critique enthousiaste, saluant la virtuosité de l'artiste et la profondeur de son propos. Le Festival d'Avignon, qui se tient jusqu'au 25 juillet, offre une plateforme idéale pour ce type de création expérimentale.
Un rendez-vous à ne pas manquer
Les représentations de «Terces» ont lieu tous les jours à 18h30, sauf le lundi. Le public est invité à arriver en avance pour profiter pleinement de l'installation. Johann Le Guillerm, qui a commencé le cirque à l'âge de 8 ans, continue de repousser les limites de son art. Pour lui, «le cirque est un langage universel qui permet de toucher directement les émotions».



