Le nouveau festival de jazz, accueilli durant trois soirées par le monument national Tours et Remparts, les jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 août, a rempli merveilleusement son rôle en faisant vibrer Aigues-Mortes au rythme des musiques du monde. Organisé par le collectif Maestoso Production, cet événement a proposé une programmation éclectique, du jazz manouche aux sonorités caribéennes, devant des parterres combles à chaque représentation.
Des premières parties montpelliéraines talentueuses
En première partie de chaque concert, les groupes montpelliérains Dixie Syncopaters, Caribbean Society et Real Maguelonne ont donné le coup d’envoi musical avec talent chaque soir. Ces formations locales ont su créer une ambiance chaleureuse et préparer le public aux têtes d’affiche.
Le Nouveau Quintette du Hot Club de France a inauguré le premier concert. Dignes héritiers de la formation de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, les cinq musiciens ont repris les classiques et standards du jazz manouche et interprété également leurs compositions originales. Le son remarquable du violon de Daniel Garlitsky, de la guitare de Duved Dunayevsky et de leurs comparses Andrea Soria et Pierre Richeux, aux guitares, et Scott Koehler à la contrebasse, a séduit l’assistance.
Emel Mathlouthi : une voix puissante surgit des remparts
La chanteuse tunisienne, autrice, compositrice et productrice de musique, a proposé un mélange de musique traditionnelle, d’électro et de pop. Son titre devenu hymne à la liberté, Ma parole libre, l’a rendue célèbre. Dans une mise en scène et une mise en lumière particulièrement soignées, son apparition en haut des remparts dans ses voiles blancs a été le prélude d’une soirée exceptionnelle, envoûtant le public de sa voix chaude et puissante.
Mario Canonge et ses virtuoses pour la troisième nuit
La troisième nuit fut marquée par l’interprétation du pianiste martiniquais Mario Canonge, entouré d’Arnaud Dolmen à la batterie, meilleur artiste instrumental aux Victoires du Jazz 2025, et de Michel Alibo à la contrebasse. Trois musiciens virtuoses qui, dans leurs improvisations, ont subjugué l’assistance, avec une mention spéciale pour le morceau extrait de l’album Caldeiria, Cyparis Flower, dédié au survivant de l’éruption volcanique en Martinique en 1902.
Trois soirées mémorables qui ont séduit les trois parterres de la cour du Logis du Gouverneur, à chaque fois combles, dans une ambiance musicale de grande qualité. Les Nuits des Remparts ont fait vibrer Aigues-Mortes, en espérant que cette première édition sera suivie de beaucoup d’autres.



