Tristan Saûle, artiste plasticien de 34 ans, a été récompensé par le premier Prix Arsène, un nouveau prix artistique visant à soutenir les créateurs engagés. Saûle, connu pour ses installations mêlant photographie, sculpture et vidéo, aborde des thématiques sociales et environnementales. Son œuvre primée, intitulée Chroniques d'une effervescence, explore les contradictions de notre époque à travers des assemblages de matériaux recyclés et des projections vidéo.
Un parcours atypique
Né à Rennes, Tristan Saûle a étudié aux Beaux-Arts de Paris avant de voyager en Amérique latine et en Afrique. Ces expériences ont nourri son regard critique sur les inégalités mondiales. « L'art doit être un outil de questionnement », affirme-t-il. Ses œuvres, souvent monumentales, intègrent des éléments de récupération pour dénoncer la surconsommation.
Le Prix Arsène : une reconnaissance
Créé par la Fondation Arsène, ce prix doté de 50 000 euros vise à encourager les artistes qui allient esthétique et engagement. Le jury, composé de critiques et de conservateurs, a salué « la puissance visuelle et la profondeur politique » du travail de Saûle. L'artiste prévoit d'utiliser la dotation pour créer une œuvre participative dans une friche industrielle de Saint-Denis.
L'exposition Chroniques d'une effervescence est présentée jusqu'au 30 juin au Palais de Tokyo à Paris. Une occasion unique de découvrir un artiste qui ne laisse pas indifférent.



