Radiohead s'oppose fermement à l'utilisation de sa musique par l'ICE
Le groupe de rock britannique Radiohead a lancé un coup de gueule retentissant contre le service de l'immigration et des douanes des États-Unis, connu sous le sigle ICE. Selon l'hebdomadaire américain Billboard, le groupe exige le retrait immédiat d'une de ses chansons utilisée comme bande-son dans une vidéo publiée par l'agence gouvernementale.
Une utilisation non autorisée d'une chanson emblématique
Le titre Let Down, extrait de l'album mythique OK Computer sorti en 1997, sert en effet de fond musical à un montage vidéo montrant des victimes présumées de crimes commis par des personnes en situation irrégulière. Dans cette séquence, l'ICE affirme « se battre pour des citoyens américains violés et assassinés par ceux qui n'ont aucun droit sur notre territoire ».
Radiohead a rapidement réagi en signalant que l'utilisation de sa chanson s'était faite sans aucune autorisation préalable. Le groupe a exigé que « les amateurs qui gèrent le compte ICE » suppriment la vidéo, expliquant que « cette chanson compte beaucoup pour nous ». Le message s'est conclu par une formule cinglante : « et puis, allez vous faire foutre ! ».
De nombreux précédents dans le monde artistique
Cette affaire n'est malheureusement pas isolée. Comme le précise Le Parisien, d'autres artistes ont déjà connu des situations similaires avec l'agence américaine de l'immigration.
- En novembre 2025, Olivia Rodrigo avait protesté contre l'utilisation de son morceau All-American Bitch dans une vidéo montrant des arrestations.
- Sabrina Carpenter, dont le titre Juno avait accompagné des images d'immigrants interpellés, avait qualifié la vidéo de « odieuse et répugnante ».
Ces précédents montrent une tendance préoccupante où des œuvres artistiques sont détournées à des fins politiques sans le consentement de leurs créateurs.
Les implications juridiques et éthiques
Cette affaire soulève des questions importantes concernant les droits d'auteur et l'utilisation éthique de la propriété intellectuelle. Lorsqu'une institution gouvernementale utilise une œuvre artistique sans autorisation, elle viole non seulement les droits légaux des artistes, mais elle peut également associer leur travail à des messages politiques avec lesquels ils ne sont pas nécessairement d'accord.
La réaction ferme de Radiohead et d'autres artistes démontre une prise de conscience croissante dans le milieu musical concernant la nécessité de protéger leur travail contre des utilisations non consenties, particulièrement lorsqu'elles servent à véhiculer des messages controversés ou politiques.



