Une exposition photographique au musée de Gajac jusqu'au 7 juin
Le musée de Gajac accueille actuellement et jusqu'au 7 juin l'exposition intitulée « La Forme des lieux ». Cette présentation est organisée en partenariat avec Pollen/Artistes en résidence, mettant en lumière le travail de la photographe Fernanda Sánchez-Paredes. Native de Mexico, elle s'est installée en France après avoir obtenu son diplôme de l'École des arts décoratifs de Paris. Aujourd'hui basée dans le Béarn, où elle enseigne à l'École supérieure d'art et de design des Pyrénées (Esad-Pau), elle revient avec une série d'œuvres qui captivent par leur profondeur et leur originalité.
Une exploration des musées parisiens et des paysages
L'exposition se divise en deux parties distinctes. La première salle, repeinte en bleu Victoria pour l'occasion, rassemble des images pleines de clins d'œil capturées dans les musées parisiens. Ces clichés s'intéressent particulièrement à l'histoire de la peinture, présentés comme des toiles de maîtres accrochées aux murs. Fernanda Sánchez-Paredes y dévoile son regard unique sur l'art classique, mêlant photographie et références picturales.
La seconde partie de l'exposition réunit le fruit de ses itinérances et de commandes photographiques. Avec un regard toujours curieux et un goût prononcé pour l'itinérance, elle utilise le temps long comme moyen privilégié pour « raconter les paysages ». Accueillie en résidence à Pollen, à Monflanquin, en 2018, elle a commencé son travail à pied, puis à vélo, faute de permis de conduire valable en France. Cette approche lui a permis d'arpenter les territoires avec une attention particulière aux détails et à l'atmosphère des lieux.
Une commande du Pays d'art et d'histoire
L'exposition s'est matérialisée rapidement grâce à l'entremise de Didier Driffort, le président de Pollen. Parmi les œuvres présentées, on retrouve des photographies issues de la série « Les Heures bleues », réalisée dans le territoire de Val de Garonne. Cette sélection, comme l'explique l'artiste, « fait dialoguer entre elles des photos que je n'aurais jamais vues ensemble », créant ainsi des associations inattendues et enrichissantes.
Fernanda Sánchez-Paredes se plaît à souligner l'intervention de l'homme dans les paysages, montrant des chantiers comme autant de symboles de l'éphémère. Son œuvre relève « des temps incertains, suspendus », une thématique qui résonne avec les périodes récentes, telles que celle du Covid, et reste toujours d'actualité. Les formats varient, allant du 4 x 6 mètres aux petits formats carrés, même pour des paysages, démontrant sa maîtrise technique et artistique.
Bien que l'artiste soit repartie dispenser ses cours à Pau, son travail continue d'inspirer. Le Pays d'art et d'histoire de la Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois lui a passé une commande, assurant ainsi que son œuvre sera à nouveau mise en valeur dans un futur proche. Cette exposition au musée de Gajac est une occasion unique de découvrir le talent de Fernanda Sánchez-Paredes, qui allie sensibilité artistique et exploration des territoires.



