Le 10 août dernier, à Uzès, la Peña del Fuego a mis le feu avant le concours d'abrivade lors de la fête votive. Cette fanfare, créée il y a 42 ans par Vladimir Mercier, ancien sapeur-pompier du Gard aujourd'hui retraité, anime tout au long de l'année les fêtes votives des villes et villages du département. Quinze dates sont déjà calées sur tout décembre pour les marchés de Noël.
Une bande d'amis fédérée par la musique
À la tête du groupe, Vladimir Mercier, 62 ans, originaire de Saint-Quentin-la-Poterie. Autour de lui, une joyeuse bande : Lolo à la basse, Phiphi au trombone, Cariboux à la grosse caisse (surnom gagné lors d'une expatriation au Canada), Toto et Gaëtan à la trompette, et Leonardo, 24 ans, tout juste débarqué de Bruxelles, qui assure déjà « comme un chef » à la caisse claire. La veille de l'animation à Uzès, la troupe rentrait de Tournemire, à la frontière du Cantal, avant de repartir le mardi suivant pour la fête votive de Vauvert.
Des prestations prestigieuses
La Peña del Fuego ne se limite pas au Gard. « Chaque année, on est la seule peña conviée par la région au Salon de l'Agriculture. Dernièrement, on jouait à Carry-le-Rouet chez Jean-Pierre Foucault. Et même à Monaco, devant le Prince Albert ! », assure Vladimir. Derrière l'ambiance festive et les chemises bariolées barrées de clés de sol, se cache un immense travail : communication, gestion de l'agenda, répétitions, et écriture des morceaux par Phiphi, également « chef de musique ». Depuis début juin et jusqu'à fin septembre, les représentations s'enchaînent quasi non-stop.
Un rayonnement local
Devant le bar de l'Esplanade à Uzès, à 10 heures, la Peña del Fuego entonne Morante de la Puebla. Instantanément, les badauds s'arrêtent, sortent leurs portables, sourient et battent la mesure. Les classiques de fête se succèdent, des Oies sauvages à La Goffa Lolita ou Les Yeux d'Émilie, jusqu'au début de l'abrivado. Muriel Bonneau, élue à la mairie d'Uzès, se souvient : « Ils sont d'ici, le papa de Vladimir avait d'ailleurs fondé "La Clique" (nom de la peña locale de l'époque) en 1956 ! Chaque été, au moment de la fête, on prend toujours les mêmes, oui. La Peña del Fuego c'est une valeur sûre ! » Fabrice Verdier, premier adjoint au maire, ajoute : « À chacune de leur prestation ailleurs, ils importent un peu de notre ville. Ces musiciens font partie de ceux qui, à la fois par leur talent et leur travail, font rayonner Uzès ! Une fête votive sans la Peña, c'est un peu… comme un Ricard sans glaçon ! Tout simplement im-pen-sa-ble ! »



