Noel McNamara : architecte de l'attaque de l'UBB face au Leinster en finale
Noel McNamara : l'architecte de l'attaque de l'UBB

Architecte de l’attaque d’une UBB qui affrontera le Leinster en finale de Champions Cup, samedi à Bilbao, Noel McNamara a passé dix ans dans la province dublinoise. Il raconte la manière dont il a évolué depuis. Le clin d’œil du destin est plus qu’appuyé. Devenu l’un des éléments centraux du staff de l’Union Bordeaux-Bègles, architecte d’une attaque dont l’efficacité n’est plus à démontrer, Noel McNamara va préparer une finale de Champions Cup face au Leinster. Un club au sein duquel il a fait ses débuts en tant qu’entraîneur dans les filières jeunes alors qu’il n’avait jamais joué à haut niveau. Le technicien irlandais a passé dix ans dans la province dublinoise (2011-2021). Il portait ses couleurs lorsque les Leinstermen ont remporté leur quatrième étoile, à Bilbao déjà, face au Racing en 2018. Pourtant, il refuse de voir dans ce rendez-vous une finale de rêve.

Une finale pas comme les autres

Interrogé sur sa première pensée en apprenant que l'UBB affronterait le Leinster, McNamara confie : « Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais dit dès le début de l’année à ma femme qu’on jouerait cette finale face au Leinster. C’était juste une sensation. Mais après la victoire face à Bath, j’étais juste content de revenir en finale avec l’UBB. »

Il ajoute : « Jouer contre le Leinster n’était pas spécial à mes yeux. Disputer une deuxième finale de suite, par contre, ça l’est. Beaucoup de gens me disent que ce doit être la finale de mes rêves. Mais le rêve, c’est de remporter un deuxième titre avec cette équipe. »

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Un clin d'œil du destin ?

Retrouver le Leinster à Bilbao, où McNamara était en 2018, est un symbole fort. Mais il préfère rester concentré : « J’ai gardé une belle connexion avec beaucoup de monde là-bas. Mais les premières personnes que je vois désormais le matin, ce sont les joueurs de l’UBB. Je ne suis pas trop du genre à regarder dans le rétroviseur. Nelson Mandela a dit : Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. J’ai appris. Maintenant, je me concentre sur le prochain défi. »

L'évolution d'un entraîneur

Yannick Bru, manager de l'UBB, avait souligné à son arrivée la culture du jeu d'attaque du Leinster. McNamara reconnaît l'influence de grands coachs comme Cheika, Schmidt ou Lancaster, mais insiste sur l'importance de l'adaptation : « On ne peut pas faire de copier-coller. J’ai appris en Nouvelle-Zélande que le plus important était de créer une connexion avec les joueurs. Je suis très reconnaissant de tout ce que j’ai appris au Leinster. Mais je pense être un meilleur entraîneur aujourd’hui. »

Un lien fort avec ses joueurs

McNamara a développé une relation étroite avec ses demis d'ouverture Matthieu Jalibert et Maxime Lucu. Il explique : « Je ne peux pas me contenter de leur demander d’appliquer un plan de jeu. Ils doivent croire que c’est le meilleur possible. C’est pour cela qu’on doit travailler ensemble. » Il a aussi appris à apprécier des joueurs comme Damian Penaud, dont l'intelligence de jeu compense un investissement variable à l'entraînement.

Un projet à long terme

McNamara a récemment prolongé son contrat jusqu'en 2029, signe de son engagement envers l'UBB. Il déclare : « Je me sens bien à Bordeaux. Je n’avais pas envie d’en changer. Je crois fort en notre projet ici : il n’est pas fini. » Avant la finale, il rappelle que le succès est une cible mobile : « On a touché la cible en Champions Cup et on y était presque en Top 14. Mais la vérité est que nos adversaires évoluent encore. La cible est aujourd’hui plus lointaine qu’elle ne l’était l’an dernier. »

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